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Vers le contrôle du prix du lait

2 août 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?Le lait coûte aujourd?hui si cher que bon nombre de Mauriciens sont réduits à ne consommer que du thé nature- dite pir?, déclare Rajeshwar Jeetah, ministre du l?Industrie et du Commerce. Aussi, imposer une ?marge de profit raisonnable? sur le lait pour maîtriser le prix de ce produit est sa priorité

Le ministre n?hésite pas à parler de ?profiteering? (affairisme, profits exagérés) sur le lait en poudre importé et autres produits dont il entend contrôler le commerce. ?Je n?ai pas encore toutes les données en main en ce qui concerne le lait. Le Price Monitoring Unit (comité de surveillance des prix) de mon ministère étudie la question et nous serons fixés sous peu?, a affirmé le ministre.

En fait, dans la perspective de la protection des consommateurs, le contrôle des prix est de la responsabilité de la ministre des Droits de la femme, Indira Seebun. Mais la surveillance des prix dépend du ministère de l?Industrie et du Commerce, tout comme pour la State Trading Corporation (STC). Celui-ci peut étudier la situation et faire des recommandations au cabinet pour le contrôle des prix et l?imposition d?une marge sur les produits de grande consommation.

Marge maximum de profit impose

Actuellement, le ministre Jeetah bénéficie de l?aide des techniciens de la STC de l?Inde. Il a déjà annoncé son souhait que d?autres produits soient importés par la STC de Maurice pour donner un plus large choix aux consommateurs et susciter davantage de concurrence.

Rajesh Jeetah estime que la politique de contrôle de prix qu?il prône est largement justifiée, même si nous vivions dans un monde d?ultra-libéralisme économique.?On ne peut pas permettre à une poignée d?importateurs de faire ce qu?elle veut, notamment du profiteering, sur le dos des pauvres?, dit-il

Seuls cinq types de produits connaissent une marge maximum de profit imposée : le lait pour nourrisson (20 %), les fruits frais (45 % + 5 % pour le stockage), les produits pharmaceutiques et certains médicaments (35 % + 2 %), le bois de construction (25 % + 20 %), les pneus et les chambres à air (25 % + 6 %). Pour chaque cargaison importée, les commerçants doivent soumettre leurs chiffres au ministère qui décide alors du prix de vente par rapport à la marge déterminée. Le nombre de ces produits était supérieur à 25 l?année dernière. Dans sa politique de contrôle, le gouvernement précédent l?a réduit à cinq.

Le prix de vente de dix autres articles, dont le pain, le sucre, la farine, le riz dit ration, l?essence, le ciment, le fer de construction, est fixé par le gouvernement. A Rodrigues, les prix de 35 articles sont fixés.

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