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Vers la construction d’une troisième cybertour
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Vers la construction d’une troisième cybertour
Il y a trois ans, le triangle d’Ebène n’était qu’un vaste champs de cannes. Dans quelques années, il pourrait y avoir trois cybertours. Encouragée par le succès de la première cybertour et convaincue que la deuxième aura une réussite similaire, Business Parks of Mauritius Limited (BPML) songe déjà à une troisième. Le gérant de la cybercité a déjà démarré une étude de faisabilité pour la construction de ce bâtiment de 10 étages qui coûtera Rs 750 millions.
“Cette tour ne sera pas aussi imposante que celle qui existe, mais ce sera néanmoins un bâtiment intelligent”, a déclaré le Premier ministre, Paul Bérenger hier. Il intervenait à l’issue de la réunion trimestrielle visant à suivre les développements dans les technologies de l’information et de la communication (Tic) à Maurice.
Réservations rapides
L’annonce de l’étude de faisabilité sur la troisième cybertour intervient à peine trois semaines après le début de la construction de la deuxième à Ebène. Selon le Premier ministre, cela démontre que le secteur des Tic est en plein essor à Maurice.
“Je suis très satisfait du décollage des Tic. Les chiffres et les faits parlent d’eux-mêmes ”, commente Paul Bérenger. Ce dernier fait ressortir que l’occupation des espaces de la première cybertour s’est effectuée “à une vitesse sans précédent, la plus rapide au monde”.
La première cybertour est remplie à 80 % . 22 sociétés ont déjà signé des accords avec BPML, une douzaine d’entre elles sont déjà en opération alors que les autres se sont engagées à se mettre à l’œuvre d’ici janvier.
L’évolution du paysage des Tic se fait rapidement. De juillet à octobre, le Board of Investment (BOI) a agréé 14 demandes pour la création d’entreprises. Ce qui représente un foreign direct investment de Rs 45 millions.
Le Business Park de Rose-Belle prend également forme. Gamma-Civic, entreprise choisie pour l’exécution du projet, a pris possession du chantier la semaine dernière.
Cette mutation rapide force l’Etat à revoir la législation entourant les Tic. Un ICT Sector Act est actuellement en préparation. Ce projet de loi devrait imposer des conditions spécifiques à tout ce qui a trait à cette nouvelle industrie, y compris les conditions d’emploi. En attendant, le gouvernement amendera l’ICT Act existant afin de revoir certaines définitions mais aussi et surtout le rôle du régulateur, l’Information and Communication Technologies Authority (Icta).
“Il n’est pas question que le régulateur devienne le back-office des opérateurs”, a souligné Pradeep Jeeha, ministre des Télécommunications et de la Technologie informatique. L’ICT Act sera revu régulièrement afin que cette loi puisse répondre aux exigences dynamiques de la nouvelle économie.
Le gouvernement compte également présenter deux nouveaux projets de lois relatifs aux Tic au Parlement. L’Electronic Transaction Act devrait donner un coup de pouce au commerce électronique alors que le Children Online Protection Act servira à protéger les enfants contre les risques de l’internet.
Développer l’e-government
Mais l’Etat ne compte pas seulement faciliter le décollage des Tic à Maurice. Il veut également faire partie de cette nouvelle révolution. Le Commonwealth Secretariat identifiera prochainement un consultant pour aider Maurice dans le développement de l’e-government. Depuis début octobre, Blanche Birger et Satyam Computers s’attellent à créer le Government Online Centre, un portail pour les services en ligne de l’Etat.
Le secteur des Tic vient de décoller à Maurice mais il est en pleine mutation. Toutefois, ces développements se font sans véritable synchronisation. Plus pour longtemps. Car un plan stratégique est en préparation avec l’apport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
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