Publicité

Vente à la barre : Boodhoo brandit une autre campagne

9 août 2006, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Harish Boodhoo, qui mène depuis des années une campagne contre la saisie et la vente des terrains à la barre pour non-paiement de dettes, pourrait se remettre en campagne. Il prendra sa décision si les personnes dont les biens ont été saisis, mais aussi vendus à leur insu après prescription, répondent en grand nombre à une mobilisation le samedi 12 août. ? Je demande au Premier ministre de régler ce problème de vente à la barre de terrains, de maisons et de prescriptions avant que je ne me mette en campagne pour le régler à travers une mobilisation populaire.?

Il a accusé tous les gouvernements antérieurs, celui d?Aneerood Jugnauth, de Paul Bérenger, et de Navin Ramgoolam de n?avoir rien fait pour les ceux touchés par ces ventes.

Entouré d?une dizaine de ces personnes mardi lors d?une conférence de presse, Harish Boodhoo a affirmé de nouveau qu?une mafia sévit en ce moment en Cour suprême dans les coulisses des saisies et ventes à la barre. ?Des avoués, arpenteurs, avocats, responsables des banques font partie de cette mafia et sont dans l?impunité parce qu?ils financent des partis politiques.?

Une des ?victimes?, Amina Kader, a affirmé que quand elle s?était rendue en Cour suprême pour essayer de récupérer sa pâtisserie, un revolver recouvert par un mouchoir avait été mis sur sa tempe. Boodhoo, parlant toujours de mafia, a affirmé qu?un ex-député qui vient d?acheter une importante propriété savait bien à l?avance que ce bien irait à la barre. ?Je demande une commission d?enquête sur cette vente et le rôle joué par ce député.?

Il a demandé l?institution d?une autre commission d?enquête sur les ventes à la barre, la nomination d?un ombudsman pour s?occuper des surendettements, l?annulation de toutes saisies et ventes qui ont été provoquées par ?des taux d?intérêts excessifs?, ainsi que des sanctions contre des casseurs, dont des fonctionnaires.

Publicité