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Varicelle : le recours au vaccin recommandé
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Varicelle : le recours au vaccin recommandé
Les hôpitaux ainsi que les médecins du privé recensent plusieurs cas de varicelle en ce moment. Cette maladie ? dont la nature hautement contagieuse est incontestée ? se propage encore plus en ces temps de périodes scolaires. Mais contrairement aux années précédentes, il existe depuis plus d?un an, un vaccin pour protéger les enfants contre cette maladie. La varicelle, qui est caractérisée par des vésicules (boutons d?eau) sur le corps, affecte petit et grand indistinctement. Sans compter la fièvre qui l?accompagne.
Pour le pédiatre, Munsur Takun, «si on a des moyens pour se protéger, autant le faire. Car la varicelle, même si elle n?apparaît qu?une fois, suscite des inconvénients importants chez l?enfant. Chez l?adulte, elle est encore plus accablante. D?où l?importance de se prémunir dès l?enfance.»
Validité scientifique</B>
Ce vaccin, qui coûte entre Rs 1 100 et Rs 1 500, est administré chez l?enfant vers le neuvième mois, au moment où l?immunité maternelle s?effrite. Un rappel de ce vaccin est prévu entre quatre et six ans. Si le pédiatre déplore le fait que ce vaccin soit toujours assez méconnu, il est cependant conscient que le prix élevé peut décourager certains parents.
Si le traitement de la varicelle ? sur une durée de cinq jours ? est plutôt symptomatique, par contre, la non-consommation de la chair n?a aucune validité scientifique. «Ce sont des croyances très mauriciennes. Tout ce que cela peut faire, c?est que si un enfant réagit mal par rapport à un produit de mer, il aura tendance à se gratter. Ce qui ne convient pas durant cette période.»
Un autre nouveau vaccin qui, cette fois, est disponible dans les services de Santé publics, protège contre l?hemophilus influenza. Cette maladie provoque la méningite, qui peut avoir de graves complications telles que des affectations neurologiques importantes. Ce vaccin est, lui, administré aux petits entre trois et cinq mois dans les dispensaires publics.
<B>Prévention du cancer du cervix</B>
Par ailleurs, contrairement à ce qui se fait actuellement, l?American Academic of Pediatry recommande que tous les enfants soient vaccinés contre la grippe. Actuellement à Maurice, seules les personnes les plus vulnérables telles que les vieux et les enfants cardiaques ou ceux ayant des anomalies spécifiques, se font vacciner. Pourtant, ces vaccins doivent être faits entre six mois et six ans.
«Il y a des évolutions importantes dans ce domaine. Et pas que pour les vaccins anti-grippe d?ailleurs. A titre d?exemple, en France, le vaccin que nous proposons pour la rougeole vers les 12 mois et un rappel vers les cinq ans, est proposé maintenant vers les dix mois et un rappel à 18 mois», soutient Munsur Takun.
En outre, le vaccin contre la gastroentérite, le Rotavirus, qui est encore assez méconnu, se fait en deux dosages, l?un à six semaines et l?autre à six mois. Il est disponible depuis plus de deux ans à Maurice et coûte Rs 1 000. Il est à noter que la gastroentérite refait son apparition en ce moment.
Contrairement au Rotavirus, qui est assez accessible, un autre nouveau vaccin pour le strep-pneumonia est disponible dans le privé, l?un pour Rs 2 5 00 et l?autre à Rs 1 500.
Par contre, le pédiatre souhaite vivement la venue d?un vaccin pour les adolescents, qui peut coûter très cher chez nous, en vue de prévenir le cancer du cervix. Vu la prévalence de ce cancer, Munsur Takun est d?avis que ce vaccin serait impératif pour les Mauriciennes.
Munsur Takun soutient que c?est une très bonne chose que les Mauriciens suivent le protocole de vaccination à la lettre tel que proposé par le ministère. Il rappelle que c?est grâce à la vaccination qu?aujourd?hui, la petite vérole a été éradiquée, que la polio (qui affectait 300 000 personnes et n?en touchait plus que 2 000 en 2002) a pu être maîtrisée dans le monde, et que le tétanos ne fait plus aucune victime à Maurice.
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