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Une étude américaine se penche sur la sexualité du 4e âge

24 août 2007, 00:00

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Le vieillissement modifie peu l?attrait pour la sexualité, qui demeure important pour nombre d?octogénaires, selon une étude de l?université de Chicago publiée avant-hier.

L?étude, qui a été conduite auprès de 3 005 personnes âgées de 57 à 85 ans, souligne aussi que l?activité sexuelle dépend davantage de l?état de santé général que de l?âge. ?La fréquence de l?activité sexuelle ne varie pas énormément selon les classes d?âge?, souligne Stacy Tessler Lindau, du département d?obstétrique et de gynécologie de l?université chicagoane qui a dirigé l?étude. ?Même si on considère depuis longtemps que la sexualité se détériore inévitablement avec l?âge, nous avons découvert que la santé était un facteur plus important que l?âge pour de nombreux aspects de la sexualité?, ajoute-t-elle.

Entre 57 et 64 ans, 73 % des personnes interrogées se déclarent sexuellement actives. La proportion passe à 53 % pour chez les hommes âgés de 65 à 74 ans et à 26 % pour les hommes âgés de 75 à 85 ans. Chez les femmes, ces proportions sont moindres, du fait de leur plus grande difficulté à trouver un partenaire.

?La prévalence de l?activité sexuelle décline avec l?âge, mais un nombre considérable d?hommes et de femmes ont des rapports vaginaux, oraux ou se masturbent même parmi les septuagénaires et les octogénaires?, peut-on lire dans cette étude publiée par le New England Journal of Medicine.

?Nous avons établi que près de 50 % des hommes et un quart des femmes disent se masturber, qu?ils aient ou non un partenaire sexuel?, a ajouté Lindau. ?Ceci suggère qu?il existe parmi les adultes plus âgés une pulsion ou un besoin intérieurs de satisfaction sexuelle.? La moitié des hommes et des femmes interrogées disent aussi avoir été victime de problèmes sexuels: 37% des hommes évoquent des troubles de l?érection, 39% des femmes une sècheresse vaginale.

Selon l?étude, les hommes dépensent plus d?un milliard de dollars par an pour se procurer des médicaments améliorant leurs fonctions sexuelles. Mais seule une minorité (38 % chez les hommes, 22 % chez les femmes) dit avoir discuté de sexualité avec son médecin traitant depuis l?âge de 50 ans.

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