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Une sexagénaire poignardée à mort à son domicile

20 juillet 2006, 00:00

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Elle s?apprêtait à aller se coucher, ignorant que le danger la guettait. Lorsque Alimah Awasali, 63 ans, a été retrouvée, elle gisait dans une mare de sang. Quelqu?un s?était introduit chez elle et l?avait poignardée. Elle n?a pu en réchapper.

Le drame a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi à la rue Anderson, Curepipe. La victime était seule lorsqu?elle a été surprise par son agresseur, entré par effraction par la porte de derrière après avoir brisé un panneau de vitre. Des morceaux de verre brisé retrouvés à l?intérieur indiquent, en effet, que la vitre a été brisée de l?extérieur.

C?est vers 23 heures que le corps sans vie de la sexagénaire a été retrouvé. Elle était allongée sur le dos, dans sa chambre, entre son lit et son armoire et portait des blessures à la tête et au cou. La police de la localité est immédiatement alertée. La victime est transportée à la clinique de Lorette, située à quelques mètres de sa maison. Mais à son arrivée aux urgences, son décès est constaté.

Le corps de la victime est transféré durant la nuit à la morgue de l?hôpital Victoria pour l?autopsie. Le rapport du Dr Sudesh Kumar Gungadin est accablant : la sexagénaire a été poignardée à plusieurs reprises au cou et à la nuque. Elle portait des ecchymoses frontales et latérales à la tête et a eu les côtes fracturées. Le médecin légiste révèle également dans son rapport que la victime avait des ecchymoses dans les mains. Ce qui indique qu?il y a eu lutte avec son agresseur.

Éclats de verre et cris

Au domicile des Awasali, hier après-midi, personne ne comprend la raison de ce crime crapuleux. Lorsque la sexagénaire a été découverte, aucun objet de valeur ne semblait avoir été emporté. Nazir, le fils aîné de la victime, est inconsolable. Le malheur frappe de nouveau, trois ans après le décès de son père, ex-chef inspecteur de police. Sa mère, explique-t-il, vivait seule au rez-de-chaussée et ses deux frères ainsi que l?épouse et les enfants de l?un d?eux habitaient à l?étage.

?Ma mère était partie voir ses petits-enfants à l?étage quelques heures avant le drame. Adil, mon petit frère, est sorti ce soir-là et a informé son épouse qu?il allait rentrer tard. Après une heure environ, elle est redescendue après avoir dit à ma belle-s?ur qu?elle allait se coucher.? Ce n?est que vers 23 heures que cette dernière est tirée de son sommeil par des éclats de verre et des cris provenant du rez-de-chaussée. Elle devait alors réveiller son beau-frère et appeler son mari?

L?équipe de la Major Crimes Investigation Team, dirigée par le SP Raddhoa, a interrogé les voisins hier après-midi.

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