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Une seconde jeunesse aux objets décoratifs
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Une seconde jeunesse aux objets décoratifs
L?artisanat local n?est pas toujours que paniers en osier ou poupées de chiffon. Patricia Thomasse et sa fille Clothilde, le pratiquent autrement. L?entreprise familiale, Mamamia, qui existe depuis trois ans est souvent présente dans les expositions. Sa spécialité: des objets décoratifs pour la maison.
Leur atelier est dans leur demeure à Pointe-aux-Sables. La tranquillité du coin inspire la mère et la fille pour confectionner des miroirs mosaïqués, des objets en céramique, des pots, des masques et des tableaux. Tout est fait à la demande de la clientèle. «Nous ne travaillons qu?à la main, avec différentes matières», explique Patricia Thomasse. Les deux artisanes travaillent ensemble pour créer leurs ?uvres et c?est Clothilde qui peint les tableaux.
La peinture est une passion qu?elle s?est découverte alors qu?elle était étudiante. Mais la mère, une ancienne employée de banque, a eu un nouveau violon d?Ingres depuis quelques années. L?inspiration sest venue au fil des travaux. Outre des objets décoratifs, les deux femmes donnent une nouvelle jeunesse à des pots et à des vases. Rien n?est jeté. Mamamia propose de pièces uniques et personnalisées. «Nous faisons des pièces sur commande pour des clients. Elles sont vraiment uniques car nous ne voulons pas travailler comme une usine. Il faut que les clients aient le sentiment qu?ils sont les propriétaires d?un objet unique», ajoute Clothilde Thomasse.
Malheureusement, Mamamia n?a pas de boutique. La location coûte trop cher, alors comme les deux artisanes sont membres de l?association Bozar, elles en profitent pour exposer leurs créations. Quelquefois c?est sur les parkings des supermarchés ou dans des salons.
Pour réussir : innover
Par ailleurs, il devient de plus en plus cher d?exposer. Même l?emplacement sur un parking est payant. L?autre difficulté à laquelle les deux femmes font face est le coût des matières premières et leur disponibilité. «Il n?y a pas une boutique spécialisée pour l?achat des matières premières. . Il nous faut battre les quatre coins de l?île pour en trouver. C?est beaucoup d?énergie et de temps», raconte la jeune fille.
Cependant, leur passion pour l?artisanat les encourage à contourner ces inconvénients. Mais une boutique spécialisée les aiderait beaucoup, tout comme les autres artisans, pensent-elles. D?ailleurs, c?est probablement une des raisons qui empêchent l?artisan mauricien d?évoluer. Elle regrette que l?artisanat malgache et asiatique prenne le dessus sur les produits mauriciens. La raison s?appelle l?innovation.
Patricia Thomasse a constaté que les Mauriciens excellent dans la copie, mais il leur faut des nouveautés pour intéresser les touristes comme les Mauriciens. «Les Mauriciens ont un potentiel qui doit être exploité», déclare Patricia Thomasse. Le coût du matériau est un autre souci. Les artisans sont quelque peu découragés.
Mais cela ne devrait pas être un obstacle. Pour cause, la mère et la fille préparent leurs prochaines expositions. Ce sera quelque part dans l?Ouest.
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