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Une ressortissante indienne poursuit son époux

31 octobre 2004, 20:00

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Elle a laissé profession et patrie derrière pour suivre son mari, un Mauricien. Et un mois après son mariage, une ressortissante indienne quitte le toit conjugal. Elle y a été forcée par sa belle-famille, dit-elle. Loin de se laisser abattre, elle se tourne vers la justice. Et veut récupérer ses bijoux et vêtements d?une valeur qu?elle estime à Rs 100 000.

Elle demande également que son époux la dédommage face aux dettes contractées en Inde pour célébrer le mariage. L?affaire passe en Cour suprême le mois prochain.

La ressortissante indienne s?est mariée à Mumbai en l?an 2000. Auparavant, elle exerçait en tant que médecin, mais lorsqu?on lui fait la proposition de mariage, une condition y est imposée : qu?elle arrête de travailler.

Après mûre réflexion, elle décide de se marier avec le Mauricien, un directeur d?une usine de textile située dans le sud de l?île. Mais voilà que trois jours plus tard, son mari l?informe qu?il doit rentrer à Maurice pour des raisons professionnelles.

Face à ce départ précipité, la ressortissante indienne ne peut pas suivre son époux. Lorsqu?elle parvient finalement à se rendre au pays quelques jours plus tard, elle s?installe chez ses beaux-parents, en attendant la construction de sa maison.

Et c?est à partir de ce moment que les choses se gâtent. Les altercations se succèdent entre belle-fille et belle-famille.

<B>?J?ai été mise à la porte?

A tel point qu?une réception qui devait avoir lieu en son honneur est annulée. Lorsqu?elle interroge les proches de son époux, la ressortissante indienne révèle que ces derniers lui ont expliqué que cette réception n?aura pas lieu car elle aurait convolé en justes noces avec quelqu?un d?autre alors qu?elle se trouvait en Inde.

C?est ainsi que la belle-famille exige qu?elle retourne dans sa patrie. Furieuse, la ressortissante indienne ne se laisse pas faire. Elle entame une discussion avec sa belle-famille et les choses tournent au vinaigre. Ils l?auraient agressée, dit-elle dans une déposition consignée au poste de police de Chemin-Grenier. Elle porte également plainte auprès du haut-commissariat indien.

Les membres de la belle-famille nient pour leur part avoir agressé la ressortissante indienne. Et affirment qu?elle aurait quitté le toit conjugal de son propre gré.

?J?ai été mise à la porte. Je ne sais où aller. Alors j?ai décidé de prendre l?avion croyant que mon époux allait me suivre. Mais tel n?a pas été le cas?, maintient de son côté la ressortissante indienne. Cette dernière ajoute que ce dernier serait de plus ?impuissant?. La réplique de son mari ne s?est pas fait attendre : il accuse sa femme de vouloir le dénigrer, la poursuit pour diffamation et lui réclame Rs 200 000.

De retour à l?île Maurice, la ressortissante indienne entend bien suivre l?évolution du procès. Elle a contracté un emprunt pour pouvoir subvenir à ses besoins personnels et a fait une demande pour un permis de résidence.

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