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UNE PRATIQUE AUTORISÉE AUX PAYS-BAS ET EN BELGIQUE
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UNE PRATIQUE AUTORISÉE AUX PAYS-BAS ET EN BELGIQUE
A une très large majorité, les pays européens considèrent la pratique de l'euthanasie comme un crime. Bien que la question de sa dépénalisation soit régulièrement soulevée, seuls les Pays-Bas et la Belgique autorisent l'euthanasie sous certaines conditions.
France. L'euthanasie, tant active que passive, est strictement interdite. Elle est assimilée à un meurtre ou un assassinat (euthanasie active) ou une non-assistance à personne en danger (euthanasie passive).
Grande-Bretagne. L'euthanasie active et l'aide au suicide sont assimilées à un meurtre.
Allemagne. Le sujet est tabou depuis l'époque du nazisme. L'ordre des médecins a toutefois défini des critères pour l'accompagnement des personnes en fin de vie.
Pays-Bas. Depuis avril 2001, les Pays-Bas sont le premier Etat au monde à avoir adopté une législation libéralisant l'euthanasie. Les médecins néerlandais peuvent interrompre la vie d'un patient à la demande de celui-ci ou l'aider à se suicider, à condition de respecter des critères fixés par la loi et de signaler la mort à une commission de contrôle. Les deux-tiers des demandes d'euthanasie ne seraient pas satisfaites aux Pays-Bas. Dans la pratique, les non-résidents ne peuvent réclamer l'euthanasie, la loi prévoyant l'obligation d'une relation de confiance entre le patient et son médecin traitant.
Belgique. En mai 2002, la Belgique a adopté une législation autorisant partiellement l'euthanasie. La loi énumère les conditions : le patient doit se trouver «dans une situation médicale sans issue» et doit faire état «d'une souffrance physique ou psychique, constante ou insupportable» résultant d'une «affection accidentelle ou pathologique, grave et incurable».
Suisse. La loi distingue l'euthanasie, qui est interdite, du suicide assisté, qui lui, est admis. La loi dispose que «l'assistance au suicide, sans motif égoïste» n'est pas condamnable.
Les pratiques médicales. Selon une étude publiée par la revue britannique The Lancet en août et portant sur 20 000 décès dans six pays européens, 51 % des décès en Suisse résultent d'une décision médicale visant à abréger l'agonie des patients. Cette proportion est de 36 % en Suède, 38 % en Belgique, 41 % au Danemark, 44 % aux Pays-Bas et 23 % en Italie.
(Extrait de Le Monde)
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