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Une octogénaire vivant seule étranglée à Rose-Hill

28 décembre 2003, 20:00

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Anne Marthe Julie Easton, une maîtresse d?école à la retraite de 80 ans, a été étranglée dans son salon à la rue Malartic, Rose-Hill, dans la soirée de vendredi. A hier aucune arrestation n?avait été effectuée par le Criminal Investigation Division(CID) de Rose-Hill et le Major Crime Investigation Team (MCIT) qui enquêtent dans cette affaire. La maison où elle vivait seule a été placée sous surveillance policière.

Une requête a été faite au poste de police de Rose-Hill vers 21 h 40 vendredi. Julie Easton a été retrouvée gisant sur le dos à même le sol du salon. Elle portait une blessure à la tête. C?est un de ses neveux, venu la chercher pour l?emmener dîner chez son fils à Pointe-aux-Sables qui a découvert le corps.

Hypothèse de vol écartée

Tout laissait croire que la victime avait fait une chute. Toutefois, les enquêteurs de la CID menés par l?inspecteur Roland Dabeesing et ceux de la MCIT, dirigés par le surintendant de police, Clifford Parsad, n?ont rien laissé au hasard, tentant de trouver des indices pour établir les circonstances du décès en attendant le rapport de l?autopsie.

Une première hypothèse de vol devait vite être écartée, vu que tous les meubles étaient intacts et qu?il n?y avait aucune trace de lutte dans la maison. Les enquêteurs devaient toutefois se rendre compte de l?absence d?un portefeuille contenant ses cartes bancaires et d?un chéquier, articles qui n?ont toujours pas été retrouvés.

Le cadavre a été autopsié, samedi matin, à la morgue de l?hôpital Victoria, à Candos. Le Dr Abdool Khalick Mohungoo, médecin légiste, a conclu que la victime était morte d?une asphyxie due à la strangulation. L?hypothèse de foul play devient alors une évidence.

Dans la localité, les gens parlent du respect que Julie Easton leur inspirait. ?C?était une dame très coquette. Je l?ai rencontrée alors qu?elle allait à la messe mercredi après-midi?, confie une voisine. Elle se souvient de sa gentillesse. ?Elle ne cessait de m?inviter à prendre le thé chez elle. Malheureusement, je n?ai pas eu le temps de répondre à cette invitation.? Une autre habitante du coin confie à l?express que des intrus avaient pénétré dans la cour de la victime l?année dernière pour voler des letchis.

Julie Easton était, une personne très pieuse, ?elle avait l?habitude d?inviter ses voisins chez elle pour la prière du rosaire?, confie son entourage. Sous une varangue ouverte dans sa cour, une effigie de la Sainte-Vierge est l?incontestable preuve de sa foi.

Veuve depuis dix ans, Julie Easton avait encore l?affection de ses deux s?urs qui sont religieuses et de ses trois enfants : un fils, Pierre, et deux filles qui sont à l?étranger. Son époux, Guy, était assistant commissaire à la Sécurité sociale.

L?enquête policière est placée sous la supervision de l?assistant commissaire de police, Gian Unmar, responsable de la CID de Rose-Hill.

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