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Une lutte à trois avec Bérenger pour cible
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Une lutte à trois avec Bérenger pour cible
Si la majorité gouvernementale et l?Alliance sociale de l?opposition continuent à jouer au chat et à la souris et se gardent de dévoiler leur batterie en prévision de l?élection partielle dans la circonscription n°7, les ténors de l?opposition ont levé le voile sur celui qui sera le candidat probable du Mouvement socialiste militant (MSM). Ils ont cité, à plusieurs reprises, le nom du cardiologue Prakash Hurry, le neveu de l?ancien député travailliste Mooneshwar Hurry. Il exerce et habite à Goodlands.
Mais les milieux proches du MSM ne sont pas pressés pour abattre leur carte. Ils persistent à dire que le choix du candidat de la majorité gouvernementale reste la prérogative du leader du MSM. Ce dernier qui vient de rentrer de mission, « commencera les consultations sous peu » laisse entendre un cacique du Sun Trust Building.
Même si du côté de l?opposition, on affiche également le mutisme, tout porte à croire que Suren Dayal demeure le favori pour enlever l?investiture. Divers orateurs au meeting qui a eu lieu vendredi au Square Mahatma Gandhi, à Rivière-du-Rempart, ont d?ailleurs souligné le fait que celui qui sera appelé à défendre les couleurs de cette alliance sera issu du Parti travailliste.
À scruter la liste de ceux qui ont pris la parole à ce rassemblement, organisé en guise de coup d?envoi à la prochaine partielle à Piton-Rivière-du-Rempart, on se rend compte que l?ancien député de Moka-Quartier Militaire fait figure de oddman. Il est, en effet, l?unique membre ne faisant pas partie de l?état-major a avoir été mis en évidence deux semaines de suite lors des manifestations du parti à Rivière-du-Rempart. Il était aux premières loges le 11 septembre lors du forum organisé par les rouges au Farmers? Service Centre du village pour marquer le 60e anniversaire de la fusillade de Belle Vue Harel qui a coûté la vie à Anjalay Coopen.
Le troisième homme qui fera vraisemblablement partie de la joute, Raj Dayal, l?ancien commissaire de police et leader du Mouvement démocratique national, ne fait lui aucun mystère. Il a déjà fait placarder des centaines d?affiches avec sa photo, le long des principales artères de la circonscription.
Une bataille claire et nette
Une candidature qui semble cependant embarrasser l?alliance sociale qui redoute une lutte à trois. « À trois, l?élection sera difficile », confiait d?ailleurs un jeune avocat proche du Parti travailliste. Ce qui a poussé les dirigeants de l?Alliance sociale à préciser à maintes reprises vendredi que « la bataille sera claire et nette entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger » ou encore que ce sera entre « ceux qui ont contribué à l?Indépendance et ceux qui veulent une concentration du pouvoir politique et du pouvoir économique entre les mains de ceux qui sont à la solde du grand capital ».
Mais il n?y a pas que la lutte à trois qui semble gêner les sympathisants de l?Alliance sociale. Ils laissent également percer leur amertume vis-à-vis de Harish Boodhoo qu?ils accusent d?avoir mal choisi le moment pour se mettre à l?écart. « Tout marchait à merveille, mais les dernières déclarations d?Harish Boodhoo ont brisé cet élan », confiait en aparté un ancien candidat des rouges de la circonscription de Rivière-des-Anguilles-Souillac venu assister au meeting de vendredi.
Sir Anerood Jugnauth qui présidait, mercredi, la présentation du projet de rénovation du centre de Rivière-du-Rempart, entend utiliser ses derniers jours avant d?accéder à la présidence pour gonfler à bloc ses partisans. Il a profité de cette dernière sortie dans ce village pour faire ses adieux à la circonscription qu?il a longtemps représentée au Parlement. Il a, par la même occasion, sollicité le soutien de son électorat en faveur de celui qui défendra les couleurs du MSM et l?a exhorté à ne pas « commettre la même bêtise qu?en 1995 ».
En prévision de cette partielle, la commission électorale a eu une première réunion préparatoire dans le courant de la semaine. Le commissaire Irfan Rahman explique que « tout est prêt à son niveau et que la partielle peut avoir lieu au plus tôt le 9 novembre de cette année et au plus tard le 16 mai 2004 ». L?hôtel du gouvernement a, pour sa part, annoncé officieusement qu?elle pourra avoir lieu le 20 décembre.
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