Publicité
Une loi pour mieux protéger les végétaux
Le Plant Protection Bill a été présenté en deuxième lecture par Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie. Le but : permettre l?introduction d?un cadre légal pour la protection phytosanitaire face à un environnement davantage exposé aux migrations et aux maladies.
Arvin Boolell a rappelé que Maurice a une longue expérience de la protection phytosanitaire notamment au niveau de l?industrie sucrière depuis l?introduction du Plants Act en 1976 (par feu Sir Satcam Boolell, ministre de l?Agriculture d?alors).
La nouvelle loi permettra de se conformer aux conventions internationales sur la protection phytosanitaire. Elle prévoit la création d?un organisme spécialisé, le National Plant and Protection Office (NPPO).
Provision est également faite pour le contrôle et la mise en quarantaine de certaines espèces et la surveillance des maladies. La loi s?assurera également du bon fonctionnement des mécanismes d?importation et d?exportation. Il est aussi question de mieux réglementer les organismes génétiquement modifiés. D?autres projets de loi sur la protection des semences et sur la protection des variétés de plantes viendront compléter la nouvelle loi.
?Aucune nouvelle idée?
Lors des débats, la députée MSM, Leela Devi Dookun-Luchoomun, s?est interrogée sur l?efficacité de la NPPO. Elle craint que l?organisme ne se concentre trop sur des aspects administratifs en négligeant la technique. Elle se demande même s?il y aura un volet formation pour les techniciens de l?organisme.
Maya Hanoomanjee, autre députée MSM et ancienne haut fonctionnaire au ministère de l?Agriculture, a critiqué le fait que le projet de loi n?apporte ?aucune nouvelle idée?. Elle explique qu?il y a déjà des départements qui font de la protection phytosanitaire au ministère de l?Agro-industrie. La députée MSM estime que le NPPO aurait dû hériter d?un département pour l?accréditation et d?un autre pour la formation.
Madan Dulloo, ministre des Affaires étrangères, insiste sur l?importance d?un tel projet de loi. Ce dernier a, explique-t-il, toute sa pertinence face à l?utilisation de plantes médicinales dans l?industrie pharmaceutique qui devrait être créée. Et le pays pourra aussi ?renforcer sa position? auprès de l?Organisation mondiale du commerce. Les débats sur le projet de loi reprendront mardi.
Publicité
Publicité
Les plus récents