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Une finale au parfum d’antan

27 mai 2005, 00:00

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Liverpool et Milan AC sont entrés dans le livre des records hier lors de la 50e finale de la Champions League. Ils ont aussi ressuscité un jeu d’attaque où tout semble possible.

En remportant la finale 3-2 aux tirs au but après avoir terminé la prolongation sur le score de 3-3, Liverpool a réalisé le plus imposant retour de l’histoire des finales de Coupe d’Europe. En remontant trois buts concédés avant la pause, les Reds surpassent le Real Madrid et Benfica.

Menés 2-0 au bout de dix minutes par le Stade de Reims en 1956 à Paris pour la première finale de l’histoire, les Merengue s’étaient imposés 4-3 avant de remporter les quatre finales suivantes. La seule autre finale remportée par une équipe ayant été menée de deux buts a eu lieu en 1962, à Amsterdam. Cette fois-là, Madrid avait dû s’incliner après avoir pris deux fois le meilleur sur le Benfica.Ferenc Puskás, qui deux ans auparavant, avait inscrit un quadruplé lors de la victoire 7-3 du Real contre l’Eintracht Francfort à Hampden Park, trouvait le chemin des filets lisboètes à la 17e puis à la 25e minute. Benfica, champion en titre, devait revenir à 2-2 en l’espace de huit minutes.

<B>Malheureux Crespo</B>

Le Major galopant marquait ensuite son troisième but pour redonner l’avantage aux Madrilènes avant la pause. Le Hongrois allait devenir le seul joueur à réussir un triplé au cours d’une finale perdue par son équipe après qu’un but de Mario Coluna et un doublé du jeune Eusébio eurent donné la victoire 5-3 à Benfica.

En s’achevant sur le score de 3-3, la finale de mercredi entre dans l’histoire comme étant la finale la plus prolifique depuis lors. Quant à Crespo, il devient le premier joueur depuis Puskás à réussir un doublé et à voir son équipe s’incliner. En remportant sa cinquième couronne européenne – la première depuis 1984 – Liverpool fait de l’Angleterre la nation la plus couronnée avec 28 trophées, elle devance l’Italie et l’Espagne qui en comptent 27.

Le but de Paolo Maldini à la première minute, qui fait de l’Italien le buteur le plus âgé en finale (36 ans), est le plus rapide de l’histoire depuis celui d’Enrique Mateos pour Madrid contre Reims en 1959. Le capitaine milanais rejoint par ailleurs Alfredo di Stéfano avec sept finales disputées, soit une de moins que le Madrilène Francisco Gento, le seul joueur à avoir pris part à huit finales.

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