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Une chance pour les jeunes en rupture scolaire

5 septembre 2004, 20:00

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Rédiger un CV, se familiariser avec la législation du travail… La Fondation Espoir et Développement (FED), à travers son Projet Employabilité Jeunes (PEJ), veut aider ces derniers à faire tant de pas importants dans la quête d’un emploi. Il s’agit de promouvoir l’intégration de ceux âgés de 17 à 20 ans et qui sont en rupture scolaire, à travers une formation professionnelle. Le projet qui s’étendra sur six mois, débutera dans un mois et rassemblera, à terme, quelque 250 jeunes.

C’est au début de 2001 que l’organisation a lancé un projet visant à donner aux jeunes en difficulté des perspectives d’emplois. Le programme a fait l’objet de deux projets pilotes menés à Tamarin et à Cité-Barkly. “Nous sommes persuadés que l’intégration sociale de ces jeunes peut se faire par le travail”, explique Malenn Oodiah, président de la FED.

Les jeunes, venant principalement de la région Nord, seront, au début du programme, une soixantaine. Ils apprendront, dans un premier temps, comment rédiger un CV et auront droit à des cours d’initiation à la législation du travail, entre autres. Ils seront recrutés à travers les employés des hôtels du groupe Beachcomber et les forces vives de la région. Les cours de formation se déroulement dans les locaux de la Beachcomber Training Academy, située à Trou-aux-Biches. Le programme s’étendra par la suite aux régions du sud-ouest et du sud-est.

Pour mener à bien ce projet, la FED travaillera en collaboration avec diverses organisations non gouvernementales (ONG) afin de répondre aux besoins des participants. “Une fois les lacunes et les difficultés de chacun identifiées, nous les référerons aux ONG concernées”, explique le président de la fondation. Cette collaboration, souligne-t-il, est nécessaire afin d’assurer des cours d’alphabétisation pour ceux qui éprouveraient des difficultés pour la lecture et l’écriture.

Bénéficiant d’un budget annuel de Rs 10 millions, la FED a, au fil de ses cinq années d’existence, identifié des champs d’action prioritaires. C’est ainsi que l’organisation a financé, entre avril 1999 et mars 2004, plus de 150 projets dans le secteur éducatif. “Il existe à Maurice un gros problème d’exclusion au niveau du système éducatif et c’est pourquoi nous voulons apporter notre aide à ces jeunes pour qu’ils puissent réintégrer la vie active”, explique Malenn Oodiah.

Le PEJ sera mené par Caroline Lenette, chef du projet. Agée de 24 ans, elle est détentrice d’une maîtrise en développement social obtenue en Australie. De retour à Maurice, elle a été employée comme coordinatrice à la Child Development Unit avant d’intégrer l’équipe de la FED.

Les participants seront, à l’issue du stage, dirigés vers le National Apprenticeship Scheme de l’IVTB. “L’objectif à terme est qu’ils puissent bénéficier de stages en entreprise et pourquoi pas, trouver un emploi à plein temps”, explique Caroline Lenette.

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