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Une autre vie, là-bas ?

10 décembre 2003, 20:00

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PATRICK Diole est employé par la propriété de Bois-Chéri Tea Estate depuis plus de vingt ans et habite la cité ouvrière appartenant à Les Cascades Limitée, une unité de l?établissement sucrier d?Union St-Aubin qui gère Bois-Chéri.

Il attend l?achèvement des travaux qui y sont en cours à quelques mètres du champ de thé avant d?aller construire sur les terres que l?établissement a accordées à une quarantaine de familles dans le cadre du projet de relogement de ses employés.

?Il est temps que nous soyons relogés. Cela fait des années que nous attendons. Nous sommes satisfaits que les travaux avancent à grands pas?, confie Patrick.

Financé par la Sugar Authority, la National Housing Development Corporation (NHDC) à qui le projet a été confié a démarré les travaux en décembre dernier. Il s?agit de la construction de nouvelles voies d?accès, de l?électrification, de l?aménagement d?un espace vert, d?un jardin d?enfants et l?installation de drains.

La base

?Comme la Sugar Authority avait des plans de relogement pour les camps sucriers seulement et non pouceux qui habitent dans la zone des champs de thé, nous avons dû attendre que le permis pour ce nouveau morcellement nous soit livré (en mars 2002) avant d?aller de l?avant avec ce projet?, révèle Jean Baya, directeur des ressources humaines de l?établissement sucrier de Saint-Aubin. Il prévoit que les travaux seront achevés d?ici fin janvier.

Jeetendra Narajee, 29 ans, employé comme aide-chauffeur vit avec sa mère, Rajeeka, à la cité ouvrière de Bois-Chéri. Cette dernière travaillait comme femme laboureur sur cet établissement. Impatiente, elle va de temps à autre jeter un coup d??il sur le nouveau morcellement pour voir la progression des travaux. Elle a hâte de jeter les premières bases de sa nouvelle demeure : ?Mo envi alle reste là-bas au plus vite. Nou fine bien passe misère ici?, confie Rajeeka.

Elle se rappelle qu?un soir, elle avait déplacé un stock de provisions pendant qu?il pleuvait. ?Le lit, le mobilier étaient emportés par l?eau alors qu?il y avait une interruption de l?électricité.? Les voisins subissaient le même sort.

?Nou pas pou capave blié sa ban moments là?, ajoute Patrick qui veut chasser au plus vie ces images de sa mémoire.

Le Bois Chéri Tea Estate, qui emploie environ 100 personnes à l?usine et une centaine des métayers, a été la première usine à construire des logements du même type que les maisons des camps sucriers pour ses employés.

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