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Une Australienne arrêtée avec Rs 35m d?héroïne

26 novembre 2005, 20:00

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C?est l?un des coups de filet les plus importants de ces dernières années. Trois mois après l?arrestation d?une Néo-Calédonienne avec Rs 18 millions de drogue, une enseignante australienne, Susan Dalziel, 52 ans, a été coffrée par l?Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) à l?aéroport, vendredi soir. Elle avait 3,5 kg d?héroïne, évaluée à Rs 35 millions, dissimulés dans le double fond et les parois de sa valise.

Elle a été interceptée par l?équipe de l?assistant surintendant de police Dev Ramasawmy à sa descente d?avion, vers 21 heures, venant de Nairobi, la capitale kenyane où elle réside. Pour ce premier séjour dans l?île, elle était censée descendre dans un hôtel cinq-étoiles de la côte est.

Cette veuve ? qui a enseigné l?anglais des années durant au Japon et qui est également consultante en tourisme ? dit avoir reçu une avance de 500 dollars américains (Rs 15 000) d?un Kenyan, qu?elle connaît sous le nom de Peter, pour transporter la drogue à Maurice. Le reste de sa « commission », dont le montant n?est pas encore connu, devait lui être remis à la livraison.

Pas un debutant dans le business

La brigade antidrogue avait eu vent de l?arrivée de l?Australienne depuis plus d?une semaine. Différentes équipes ? placées sous la supervision des surintendants Rajen Padiachy et Clifford Parsad, des ASP Dev Ramasawmy, Pierre Murugan et Mario Sawmy et du sergent Hemant Kumar Saiboo ? filaient depuis des jours ses contacts locaux, Asraf Abdool Hamid Sheik Hossen Mohamed-Ali, 31 ans, et Moohisin Hussein Khan Allykhan, 37 ans, tous deux de Plaine-Verte.

Les deux amis ont été interpellés quelques instants après l?arrestation de l?enseignante dans le hall d?arrivée de l?aéroport. Asraf Mohamed-Ali n?est pas un débutant dans le business de la drogue. Il venait à peine de sortir de prison. La cour intermédiaire l?y avait envoyé en avril 2000. Les magistrats David Chan et Denis Vellien l?avaient reconnu coupable, ainsi que son père Hassen, de trafic de drogue.

Père et fils avaient été arrêtés par l?Adsu en 1999 à leur domicile, rue Abbé Desroulèdes, à Plaine-Verte. Ils détenaient 35,2 g d?héroïne repartie dans trois sachets. En présence des agents Azima, Jagai, Esplacatou et Ismaël, Asraf avait demandé à Hassen de « pran sa sarz la » car il était alors en liberté conditionnelle.

Déjà condamné à cinq ans

Asraf Mohamed-Ali en avait pris pour cinq ans et son père pour six ans. Le jour de son arrestation, le 9 février 1999, Asraf Mohamed-Ali était en liberté sous caution, provisoirement accusé de trafic de drogue : l?Adsu l?avait arrêté à Riambel le 3 janvier 1997 avec Moohisin Hussain Khan Allykhan ? le même homme arrêté dans l?affaire actuelle ? et un chauffeur de taxi, Ahmad Twaleb Joomun, lors d?une controlled delivery.

Ce jour-là, l?Adsu venait d?arrêter un ressortissant indien à sa descente d?avion : Éric Solomon John, 33 ans, avait 370 g d?héroïne, valant Rs 3 millions, cachés dans son slip. Ce propriétaire d?une usine textile de Bombay, diplômé en économie, devait loger à Pointe-aux-Roches, Riambel. De là, il devait appeler son « boss » en Inde pour lui demander de prendre contact avec les intermédiaires locaux.

Et c?est Mohamed-Ali et Allykhan qui sont arrivés au rendez-vous en taxi. Mais, lors de leur procès, ils avaient été blanchis par la cour faute de preuves (due to lack of evidence) et d?incohérences notées.

Mais cette fois, ils ne sont pas près de s?en sortir. Dans les jours à venir, Mohamed-Ali devra donner sa version des faits, tout comme Allykhan. Susan Dalziel sera aussi appelée à fournir davantage de détails sur cette transaction. Les agents de l?Adsu ne croient pas au fait qu?elle ait accepté 500 dollars pour transporter autant de drogue.

Tôt hier matin, des officiers dirigés par l?assistant surintendant de police Murugan, sous la supervision de l?adjoint au commissaire de police, Rampersad Sooroojbally, ont investi les maisons de Mohamed-Ali et d?Allykhan. Ils ont trouvé Rs 605 000 chez le second. Ils soupçonnent fortement que cette somme provient de la vente de drogue.

UN BELGE ARRETE

David Vincent, 35 ans, un Belge résidant à l?île de la Réunion a été interpellé par l?Adsu en fin de semaine, au Caudan Waterfront. Il était en possession de 195 pilules soupçonnées d?être de l?ecstasy, produit interdit à Maurice. Les comprimés ont été envoyés au Forensic Science Laboratory pour être analysés. Il est en détention.

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