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Une action commune contre la corruption

10 décembre 2004, 00:00

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La lutte contre la corruption nécessite la collaboration de tous les partenaires concernés. C?est ce qu?ont tenté de faire comprendre les intervenants d?une journée de travail organisée hier par l?Independent Commission against Corruption (Icac) au Domaine Les Pailles.

Ce séminaire s?est tenu dans le cadre de la Journée internationale de la lutte contre la corruption. Il a été placé sous le thème : ?Journée de réflexion pour une lutte plus effective et durable contre la corruption.?

Le commissaire de l?Icac, Navin Beekarry, estime que seule une action globale permettrait d?éliminer la corruption. ?Les efforts combinés des organismes d?Etat et des organisations non-gouvernementales ont mené à une prise de conscience de la population.? Il a notamment rappelé que des ateliers de travail ont été organisés pour sensibiliser les Mauriciens à la lutte menée par l?Icac contre la corruption. Navin Beekarry a affiché sa satisfaction quant au travail abattu par l?Icac, tout en concédant que beaucoup d?efforts restent à faire pour mener une lutte efficace.

Pour Harry Gannoo, chef de la fonction publique, cette journée est l?occasion pour la commission anti-corruption de faire le point sur le combat mené depuis sa création. ?L?Icac se doit de sensibiliser la population à la lutte contre la corruption, car il est important d?avoir la collaboration de tous les partenaires concernés dans ce domaine.? Il a également assuré que des mesures concrètes ont été prises pour combattre la corruption dans la fonction publique. ?Les fonctionnaires doivent être guidés par le sens de l?éthique, de la responsabilité et de la loyauté.? Le devoir des employés de la fonction publique, a-t-il rappelé, est de servir le gouvernement en place. ?Le principe de méritocratie doit primer à tous les niveaux.?

La Convention des Nations unies contre la corruption a été ouverte à la ratification des différents pays il y a un an au Mexique. A cette occasion, la Journée internationale contre la corruption a été adoptée par l?Assemblée générale des Nations unies. ?Cette convention nous offre un ensemble de règles, de normes et de procédures visant à développer la coopération internationale contre ce fléau?, a déclaré Juan Carlos Rey, chef de la délégation de la Commission européenne à Maurice. Outre les procédures, la convention offre également un cadre d?assistance juridique mutuelle, qui devrait faciliter les poursuites ?extra-nationales? pour permettre de traquer ceux trouvés coupables de corruption. Juan Carlos Rey a fait ressortir que d?autres mesures, tel l?accès au secret bancaire, provoquent la réticence de certains Etats.

L?Union européenne, a-t-il souligné, travaille en collaboration avec le gouvernement mauricien dans le cadre d?un support actif aux acteurs non étatiques engagés dans la prévention, le suivi et la lutte contre la corruption. Une enveloppe de Rs 450 millions a été allouée à cette coopération décentralisée.

Juan Carlos Rey a rappelé le rôle essentiel que doivent jouer les organisations non gouvernementales dans la lutte contre la corruption. Toutefois, a-t-il prévenu, elles ne doivent en aucun cas se substituer aux organismes d?Etat. ?il faut que leurs stratégies soient complémentaires. C?est ainsi que la lutte contre la corruption sera renforcée.?

Aase Smedler, représentante des Nations unies, abonde dans le même sens. Elle a évoqué les efforts fournis par l?organisme international ces dernières années pour combattre ce fléau. Elle a ajouté que Maurice est l?un des pays de la région Afrique qui a connu un développement ?remarquable.?

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