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Une épidémie de dengue sévit dans le pays

23 février 2005, 20:00

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Depuis plusieurs semaines, une épidémie de fièvre assez bizarre sévit sur la Grande-Comore, précisément dans la capitale, Moroni, remplissant les structures sanitaires et surtout l?hôpital El-maarouf suscitant une peur panique au niveau de la population. Il s?agit, selon le directeur général de la Santé de l?île de Ngazidja, de la fièvre dengue qui ne serait pas aussi dangereuse qu?on la craint, dans sa forme actuelle.

Les malades qui arrivent en masse dans les hôpitaux souffrent de fièvre persistante, précédée de frissons, de maux de tête, de courbatures et de vives douleurs au niveau des os et des articulations, et parfois un syndrome pseudo-paralytique des membres. Certaines personnes développent des troubles vasomoteurs des membres et des éruptions cutanées scarlatinoformes (la forme hémorragique). Les malades sont cloués au lit pendant au moins trois jours mais l?état de faiblesse et les douleurs des os et des articulations persistent plusieurs jours après la maladie.

En dépit de similitudes avec le paludisme, la dengue n?est pas soignée comme on le fait avec celui-ci, avertit Dr Goda. Mais la maladie peut survenir en même temps que le paludisme ?d?où la nécessité d?un diagnostic différentiel approprié??.

Les médecins recommandent de boire abondamment et de prendre des vitamines. Ils mettent en garde surtout contre les perfusions massives et la prise d?un traitement de palu et des antibiotiques sans consultation préalable. D?après le Dr Goda, interrogé par Radio-Comores, mardi, la dengue est dangereuse seulement dans sa forme hématologique, pas constatée jusqu?à ce jour depuis l?apparition de la maladie.

Dans l?immédiat, des recherches s?effectuent pour savoir précisément de quoi il en retourne. Des sérums sont envoyés pour examen à l?Institut Pasteur de Tananarive et l?on attend les résultats pour pouvoir dire avec plus d?exactitude comment traiter correctement la dengue, telle qu?elle est apparue cette fois.

La chambre de commerce sort de l?asphyxie

La Chambre de commerce semble reprendre du poil de la bête. Depuis avril 2004, elle était au bord de l?asphyxie. En la privant de sa principale ressource financière, les redevances des magasins et des terres pleines du port de Moroni, au profit de la Comaco, société privée, qui a repris la manutention, l?Etat avait condamné la chambre à un dépôt de bilan.

Neuf mois après, la persévérance de l?équipe a payé ; le gouvernement a dû se rendre à l?évidence : sans un appui financier, la chambre ne peut survivre. Parce que justement les 10 % qu?en principe, les textes lui accordent, tirés sur la patente, au même titre que les 10 % alloués aux mairies, n?apparaissent que sous forme d?écritures comptables. Le comptable de la chambre estime à près de 200 millions de francs la somme totale jamais reversée au compte de la chambre.

En octobre 2004, le gouvernement crée, pour le compte de la Chambre de commerce, une nouvelle redevance de 1 % sur les recettes en importations. Reversée directement sur son compte à la Banque centrale, cette redevance, versée à temps opportun, sans subir les aléas des plans de trésorerie, permet à la chambre de faire face à ses besoins essentiels et de relancer ses activités.

Dans l?immédiat,?la chambre s?organise pour revenir aux dispositions statuaires d?élections des présidents des bureaux régionaux et des présidents du bureau national sur la base de la participation effective des Chambres de commerces des trois îles.? La chambre ne peut jouer son rôle d?interface entre les pouvoirs publics et le secteur privé, si les responsables de l?institution ne sont pas désignés par ceux qu?elle est censé servir, en l?occurrence les opérateurs économiques.

En créant un ministère de l?Economie et du Commerce, détaché du ministère des Finances, le chef de l?Etat a permis la réflexion, autrefois noyée, et favorisé la relance de l?économie. La chambre accompagne le ministère pour cette quête de la promotion de l?économie nationale.

Un grand chantier de réforme de la réglementation en vigueur est en marche pour réadapter le code d?investissement adopté en 1994 et les codes de commerce et des marchés publics. Une profonde restructuration interne est engagée et la chambre s?est dotée de nouvelles structures, à l?exemple du service de promotion en charge de la communication, et qui édite tous les mois le bulletin Interface, offrant aux entrepreneurs et aux potentiels investisseurs les grandes opportunités du pays. La chambre se bat aussi pour participer aux foires régionales et internationales, pour faire connaître les produits ?Made In Comores? mais également confronter les expériences.

La chambre accompagne les nouveaux entrepreneurs en mettant en forme leurs idées, en leur prodiguant des conseils sur les statuts, le plan de financement, les démarches administratives, la recherche de crédit? Elle a également repris les enquêtes pour accompagner les innovations économiques, à l?exemple des activités qui vont se générer avec l?extension de l?aéroport (restaurant, commerce, parking?).

Des actions de partenariat sont entreprises avec les chambres régionales. Avec l?appui d?un bureau européen, la chambre projette de mettre en place un site web et réaliser un Direct Guide, donnant le maximum d?informations sur les opérateurs économiques du pays et leurs activités? La chambre a prévu cette année, si la demande recueille l?adhésion de l?Union européenne, une conférence en partenariat ave la France, l?Italie et la Grèce et des pays de la région, sur les transports régionaux, les nouvelles technologies, le partenariat ?

Al WATWAN

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