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Un tournoi très ouvert
Si chez les hommes, Roger Federer est le grandissime favori pour le premier Grand Chelem de l?année, le tournoi féminin s?annonce, quant à lui, beaucoup plus indécis. De Lindsay Davenport, n° 1 mondiale, à Amélie Mauresmo, qui a fait de la quête d?un tournoi majeur sa priorité, en passant par les Russes, toujours présentes, et les s?urs Williams, qu?il ne faut pas enterrer trop vite, il est bien difficile de ressortir une joueuse du lot. Le circuit féminin tend à s?homogénéiser alors que Federer écrase toute la concurrence. Une inversion des tendances qu?on n?imaginait pas forcément il y a encore quelques années.
Commençons par les grandes absentes de l?édition 2005 de l?Open d?Australie. Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne ont en effet déclaré forfait, en raison de blessures récurrentes. Ce sont tout simplement les deux finalistes de la saison passée qui ne fouleront pas les courts australiens cette année. Les favorites seront, comme à chaque fois, les membres du Top 10. Petite revue d?effectif.
<B>Davenport ne se met pas de pression</B>
Lindsay Davenport, n° 1 mondiale, tentera de l?emporter pour la deuxième fois de sa carrière à Melbourne après 2000. L?Américaine, bien que devant tout le monde au classement WTA, a pourtant du mal à se considérer comme la meilleure joueuse du monde. Elle l?avoue volontiers lors d?une interview accordée au quotidien L?Equipe de mardi : « En l?absence de Justin Henin, de Kim Clijsters et avec Serena et Venus Williams qui étaient loin de leur meilleur niveau, il n?y avait plus personne pour dominer. C?est moi qui ai hérité de la première place. C?est bien, je suis d?accord, mais comme je n?aime pas mentir, je ne peux pas m?empêcher de me dire que je suis une n° 1 au rabais. » Cela a au moins le mérite d?être clair. En attendant, Davenport sera une des femmes à battre en Australie.
<B>Et si Mauresmo y parvenait ? </B>
Si c?est le cas, cela voudra tout simplement dire que la Française a remporté le tournoi, ce qui ne serait pas pour lui déplaire. La n° 2 mondiale a fait de la quête d?un Grand Chelem la priorité de sa saison, au point de refuser de jouer la finale de la Fed Cup en décembre dernier. Sa marge d?erreur vis-à-vis du public français est donc un peu plus réduite. Quoi qu?il en soit, Amélie devra passer un cap sur le plan du mental. Un mental qui lui a toujours fait défaut lors des grands moments.
<B>L?armada russe à l?assaut</B>
Derrière Davenport et Mauresmo, on retrouve la magnifique délégation russe, avec quatre joueuses entre les 3e et 6e places mondiales. Parmi elles, on retrouve trois gagnantes d?un tournoi du Grand Chelem la saison dernière. Anastasia Myskina sera le leader d?une armada qui aspire à tout remporter en 2005. Maria Sharapova, qui a prouvé malgré son jeune âge qu?elle savait gérer la pression, à Wimbledon et au Masters notamment, sera également à surveiller de très près. Pour Svetlana Kuznetsova, il faudra voir si elle s?est remise de ses deux défaites en simple en finale de la Fed Cup contre la France, face à Nathalie Dechy et Tatiana Golovin. Quant à Elena Dementieva, elle reste sur deux finales de Grand Chelem perdues face à ses compatriotes. C?est peut-être son tour.
<B>Les Américaines de retour ? </B>
Les Etats-Unis ne seront pas en reste non plus puisque, en plus de Davenport, les s?urs Williams seront présentes pour essayer de redorer le blason américain. Serena avait atteint la finale à Wimbledon et au Masters, battue à chaque fois par Sharapova. 2005 marquera peut-être son grand retour. Quant à Venus, son état de forme est pour l?instant une inconnue. Elle a bien disputé un match exhibition en Thaïlande face à? Sharapova, mais rien de très sérieux pour l?instant. Elle sera tout de même une des femmes à suivre. Ce qui ne sera pas le cas de Capriati. L'Américaine a dû rejoindre Henin et Clijsters dans la case « forfaits ».
Au final, bien malin qui pourra dire celle qui l?emportera pour cette première levée du Grand Chelem, d?autant qu?une surprise n?est jamais à exclure. Tout le clan français attend bien évidemment Amélie Mauresmo. Mais les prétendantes sont nombreuses. Il faudra, à un moment ou à un autre, affronter une favorite. Le mental sera alors prépondérant. Il n?en faut pas moins quand on veut être la meilleure joueuse du monde.
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