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Un tiers des squatters touche plus de Rs 7 000

4 août 2005, 00:00

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L?enquête du Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups (TFSIVG) dévoile le portrait socio-économique des squatters. Ces derniers avaient occupé une semaine avant les élections générales les logements de la National Housing Development Company (NHDC). Un tiers d?entre eux touche plus de Rs 7 000, révèle l?enquête. Le ministre du Logement, Asraf Dulull, a rendu public hier les conclusions de ce rapport. Rapport qui sera soumis ce vendredi au Conseil des ministres.

Les squatters ont par ailleurs été catégorisés en deux parties: ceux touchant moins de Rs 4 000 et ceux ayant un revenu supérieur à ce seuil. Des 525 personnes interviewées par le TFSIVG, 145 touchent moins de Rs 4 000 et 380 se trouvent dans l?autre catégorie. 165 familles interrogées déclarent qu?elles ne peuvent payer des mensualités supérieures à Rs 1000 pour l?obtention d?une maison.

L?enquête a démontré que seules 92 familles ont fait une demande auprès de la NHDC pour un logement. Elles avaient conclu, précise le ministre, que le fait d?avoir un compte de Plan Epargne-Logement (Pel) suffisait pour obtenir une maison.

Le TFSIVG fait donc deux séries de recommandations. Ceux qui ont un revenu dépassant les Rs 4 000 devraient retourner dans leurs résidences initiales. Et il recommande que ceux qui n?ont pas encore ouvert un compte Pel le fassent. L?organisme leur demande également de s?inscrire auprès de la NHDC et explique que leurs dossiers seront traités en priorité.

Pour les familles ayant des revenus inférieurs à Rs 4 000, des actions immédiates sont exigées. Le ministre soutient que les 145 familles peuvent construire un abri sur leur terrain ou celui de leurs parents et ce, avec l?aide du TFSIVG. Celui-ci leur offrira des matériaux de construction. Et leur donnera Rs 5 000 en termes de financement.

Deux terrains à Camp-Le-Vieux et à Henrietta seront mis à la disposition des squatters pour des abris temporaires. Le ministre Dulull précise néanmoins que ?ces abris sont loin d?être permanents. Une fois leur situation améliorée, il est important que ces sans-logis trouvent une alternative.?

L?enquête révèle également que ces familles n?ont pas de capacité de rembourser leurs dettes. D?autant qu?ils ont un casual work, ajoute le ministre. Ce qui, dit-il, n?occasionne pas de revenus fixes mensuels.

Les recommandations du TFSIVG ont été étudiées dès hier après-midi par un comité technique du ministère. Le ministère compile également des données avant de venir de l?avant avec une politique élaborée sur le squatting.

A noter que 281 squatters qui avaient occupé illégalement les maisons de la NHDC sont retournés dans leurs maisons initiales. 284 sans-logis ont trouvé refuge dans des abris mis à leur disposition par différents organismes. Ils avaient investi les logements de la NHDC à Camp-Le-Vieux, Chebel, la Tour Koeing, Cité La Cure, et Riche-Terre.

Quelques squatters du Morne comptent engager une action dans les jours qui viennent. Ils estiment qu?ils n?ont pas été régularisés comme la plupart de leurs voisins. ?A la veille des élections, plusieurs familles ont été régularisées et d?autres laissées sur la touche. C?est inacceptable alors que j?habite sur ce terrain depuis dix ans?, soutient Patrick Norton.

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