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Un site Internet pour le conseil des bibliothécaires

14 août 2003, 20:00

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?Nous sommes confrontés à un nouveau défi : faire de Maurice une société basée sur l?information et le droit à la liberté d?expression et à la liberté intellectuelle.? C?est ainsi que le président du Mauritius Council of Registered Librarians, Yves Chan Kam Lon, évoque la nouvelle impulsion donnée à la profession de bibliothécaire. Le conseil récemment créé, a procédé hier au lancement de son site Internet (http://ncb.intnet.mu/nlibrary/index.htm) et au dévoilement de son logo. A cette occasion, un code d?éthique à l?intention de ses membres a également été rendu public.

Les objectifs du conseil sont de rationaliser le développement des bibliothèques, d?encourager une collaboration active entre elles, d?établir un cadre pour leur bon fonctionnement. Promouvoir la lecture et faciliter la formation des bibliothécaires par des cours et des séminaires sont des priorités du conseil, qui est aussi chargé de conseiller le ministre, Motee Ramdass, sur les problèmes dans le domaine.

Lors de son discours, Yves Chan Kam Lon, président du conseil, a insisté sur la nécessité d?un service professionnel à la communauté. D?où la publication du code d?éthique. Il a ainsi résumé les valeurs de la profession, l?importance du respect de la propriété intellectuelle, des droits des utilisateurs à la confidentialité et à l?accès à toutes les publications.

Il a mis l?accent sur la nécessité de créer des liens de collaboration à l?intérieur de la profession. A cet effet, le conseil a effectué un recensement de ceux ayant les compétences professionnelles dans le métier pour les inclure comme membres.

L?ensemble de la profession comprend les bibliothécaires de service public, comme aux bibliothèques municipales et nationale, du secteur académique (université de Maurice, Mahatma Gandhi Institute, etc.), les bibliothèques spécialisées (MSIRI, Assemblée nationale, le Trade Information Centre de la Mauritius Industrial Development Authority et la Supreme Court Library) ainsi que celles du ministère de la Culture.

Le conseil veut surtout redonner ?ses lettres de noblesse à une noble profession dont les membres n?étaient pas reconnus comme des professionnels et dont le public n?avait pas une très haute opinion?. La route, dit le président du conseil, est longue mais le défi n?en est que plus stimulant pour ceux qui veulent être professionnels dans le quotidien.

Jean-Bernard BARBEAU

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