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?Un seul objectif : satisfaire nos auditeurs?
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?Un seul objectif : satisfaire nos auditeurs?
Deux ans de Radio One, quel bilan dressez-vous?
Deux ans dans la vie d?une radio, c?est déjà le temps de la croissance avec tout que cela suppose. Mais le bilan est extrêmement positif compte tenu de la place qu?occupe aujourd?hui R1 au sein du paysage médiatique. En deux ans, nous sommes devenus une radio de référence, de proximité avec une équipe compétente (journalistes, animateurs, techniciens, administratifs, employés de service) que les auditeurs qualifient de ?grande famille de Radio 1?.
Nouvelle grille, des départs, des plaintes à l?IBA : comment l?équipe de R1 vit-elle tout cela?
Après deux ans, c?est normal qu?une radio se remette en question, procède à une opération de dépoussiérage, re-dynamise son antenne pour mieux répondre aux attentes de ses auditeurs. D?où la nouvelle grille exprimant dorénavant une nouvelle philosophie : celle du décloisonnement.
Au moment où nous célébrons le double anniversaire de l?Indépendance et de la République (qui est aussi notre deuxième anniversaire), au moment d?un dangereux repli identitaire, notre nouvelle grille prend le pari de l?innovation et de l?audace : le désenclavement culturel. Nous avons estimé qu?il était grand temps, compte tenu de la maturité de nos auditeurs de faire preuve de courage. Faire sortir les langues et les émissions typées des ghettos où les préjugés les avaient jusqu?ici enfermées.
Bien qu?étant une radio commerciale, nous avons estimé que notre vocation doit aller au-delà de cette considération pour faire ?uvre d?unité nationale. C?est notre contribution là où d?autres ont échoué sous le poids de diverses pressions.
Quant aux ?départs? comme vous dites, il faut les relativiser. Sur quelque 45 employés à Radio 1, deux départs ne constituent en rien une crise. Ils ont fait les choux gras de nos détracteurs patentés comme il fallait s?y attendre dans des textes de sur-dramatisation. L?on a tendance à oublier qu?une voix qu?on n?entend plus à l?antenne est une voix éteinte. Ceux qui sont partis n?étaient pas à l?aise au sein de la nouvelle grille. De plus, ils ont aussi découvert que cela supposait aussi de la préparation et du travail. Je peux comprendre les raisons pour lesquelles ils nous ont quittés. Quant à notre comparution devant le Complaints Committee de l?IBA, elle relève d?un cas en deux ans. Vous comprendrez que je ne pourrai commenter cet incident pour l?instant.
Quant au moral de notre équipe, la parenthèse de cette petite turbulence est fermée et nous continuons notre route avec un seul objectif : satisfaire nos auditeurs.
Dérapages, menaces de supprimer les émissions en direct : les radios privées doivent-elles revoir leurs copies?
A Radio 1, nous n?avons pas à rougir jusqu?à maintenant de ce qui a été fait. Donc pas de copie à revoir car il est de notoriété publique que les dérapages auxquels nous avons assisté n?ont pas cours chez nous. Cela grâce au sens de responsabilité de nos auditeurs et de nos invités en direct. Si, à un certain moment, des menaces avaient été brandies, la rencontre avec le Premier ministre a permis de remettre les pendules à l?heure. L?atmosphère est à la détente maintenant.
La responsabilisation des radios privées passe-t-elle uniquement par la formation?
J?avoue que cette question m?irrite car elle favorise l?amalgame. A Radio 1, nous avons toujours fait preuve de notre sens de responsabilité. Cela a été confirmé d?ailleurs lors de nos prestations pendant la campagne électorale de décembre et lors des émissions à haut risque comme Polémiques les samedis matins.
Mais comme la radio est un outil nouveau, la formation devrait être amplifiée dans ce domaine pour éviter ces dérapages auxquels vous faites allusion. Pour faire comprendre à quelques excités de l?antenne que la parole libérée ne donne pas la possibilité de dire n?importe quoi à l?antenne. A ce propos, Radio 1 a son calendrier de formation. Et, comme vous le savez, le Media Trust bénéficiera cette année d?une enveloppe budgétaire supplémentaire pour assurer la formation des animateurs et des journalistes des radios.
Propos recueillis par Marie-Noëlle ELISSAC-FOY
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