Publicité
Un scrutin test pour Chirac et Raffarin
Par
Partager cet article
Un scrutin test pour Chirac et Raffarin
Les élections régionales des 21 et 28 mars constitueront un scrutin test pour Jacques Chirac et le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, confrontés aux risques d?une poussée des extrêmes, d?une mobilisation de la gauche et d?une forte abstention.
Même si le scrutin est local et compliqué par de nouvelles règles du jeu - proportionnelle à deux tours, avec prime majoritaire, circonscription régionale avec sections départementales - l?enjeu est devenu clairement national. Un sondage TNS-Sofres a révélé la semaine dernière qu?une majorité des électeurs veulent utiliser les régionales pour exprimer leur mécontentement à l?égard du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
Cette politisation semble profiter aux partis de gauche qui restent en tête des intentions de vote. Elle pourrait aussi bénéficier aux extrêmes, le Front national d?extrême droite étant crédité de 15,5 % des intentions de vote et l?extrême gauche de 7,5 %.
Face à ce risque de vote-sanction, la droite affiche une stabilité à peine écornée. Philippe Douste-Blazy, secrétaire général de l?UMP, estime que la majorité pourrait gagner trois régions, Ile-de-France, Provence-Alpes-Cote d?Azur et Centre. Il se fonde sur la désunion qui existe, selon lui, à gauche et les ?problèmes de positionnement idéologique? des ex-partenaires de la gauche plurielle.
Départ d?Alain Juppé
La future architecture de la droite dépend en grande partie du scrutin de mars. Même si un probable remaniement n?interviendra sans doute pas avant les européennes de juin. Si le gouvernement - 19 ministres sont candidats - se sort bien de l?épreuve des urnes, Jean-Pierre Raffarin sera en position de force pour conquérir la machine UMP, aujourd?hui affaiblie par le départ annoncé de son président, Alain Juppé.
La montée en puissance du Premier ministre est le scénario retenu dans le clan chiraquien pour contrer les ambitions présidentielles du ministre de l?Intérieur Nicolas Sarkozy, possible candidat à la succession d?Alain Juppé au congrès de l?UMP, prévu en novembre.
L?ancien ministre socialiste, Jack Lang, a ainsi appelé à ?un vote protection? en faveur de la gauche pour empêcher la droite de ?thatchériser la France sans entrave et sans limite?. Il a assuré que la gauche, en dépit d?une panne de leaders, pouvait conquérir ?une ou plusieurs régions?.
Jean-Marie Le Pen, qui a occupé le terrain médiatique avec l?affaire de sa candidature administrativement impossible en Provence-Alpes-Côte d?Azur, pronostique une réplique du choc du premier tour de la présidentielle, le 21 avril 2002. Le parti d?extrême droite, qui surfe sur le mécontentement social, espère pour sa part être en mesure de se maintenir au second tour dans une quinzaine de régions.
Publicité
Publicité
Les plus récents