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Un receveur tué sous les roues d?un bus
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Un receveur tué sous les roues d?un bus
Il a été écrasé par un autobus alors qu?il regagnait le sien pour démarrer sa journée. Geeaneshwarsing Bahadoor,42 ans, est décédé vers 5 h 45 hier, sur son lieu de travail, au dépôt d?autobus de la United Bus Service, à 16e Mille, Forest-Side. Ce receveur qui compte 13 ans de service est mort après qu?un autobus faisant marche arrière l?a heurté et lui est passé sur la tête.
L?épouse et la s?ur du défunt, qui ont eu la nouvelle tôt hier, se sont rendues sur les lieux pour y trouver, avec horreur, le corps de la victime. Son cerveau gisait à côté de lui? L?autopsie a été pratiquée par le Principal Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, qui a attribué le décès à un crush of the skull. Le conducteur a été arrêté et comparaît ce matin devant la cour de Curepipe sous une accusation provisoire d?homicide involontaire.
Au domicile de la victime à Surinam, où vivent également sa mère et ses deux soeurs, on pleure la disparition d?un homme «au c?ur généreux qui ne vivait que pour sa famille». Sa jeune s?ur, Indira, confie que Geeaneshwarsing, était calme et très travailleur.
«Un employé modèle»</B>
Geeaneshwarsing, plus connu comme Dhanvir, quittait son domicile à 4 h 30 pour rentrer vers 20-21 heures. «C?était quelqu?un de très régulier, qui s?entendait bien avec ses collègues. C?est une grande perte pour nous car il était un employé modèle que l?on ne retrouve plus de nos jours», déclare Fazil Maderbocus, Assistant Traffic Manager chez UBS.
Chez les Bahadoor, on s?interroge toujours sur les circonstances de l?accident. «Nou pa kone kouma sa inn kapav arive. Dayer, nou pa kone ki sofer ki ti pe kondir bis», nous confie celle qui a partagé la vie du défunt depuis neuf ans, Jassoda. La jalousie aurait-elle pu être un motif vu que la victime était très appréciée de ses supérieurs ? On s?interroge.
Le cadet de cette famille de sept enfants avait des projets de construction cette année. Le mariage de sa jeune s?ur le préoccupait aussi. «Il me considérait un peu comme sa fille. Il m?appelait à toute heure pour prendre de mes nouvelles et celles de notre mère», relate ainsi Indira, entre deux sanglots.
D?ailleurs, dans son élan généreux, Dhanvir n?hésitait apparemment pas à prêter de l?argent à ses amis. Et il ne s?attendait pas à ce qu?on le lui rende? Il avait le c?ur sur la main. «Ou frer se enn sahida kinn gagne janat ! (NdlR : un saint qui a eu le paradis) C?est ce que son patron m?a dit à propos de mon frère», nous confie Indira, inconsolable.
Geeaneshwarsing Bahadoor laisse derrière lui une jeune veuve, deux filles et toute une famille durement éprouvée. La crémation a eu lieu hier après-midi.
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