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Un rêve inaccessible
Le repeuplement des îles de l?archipel des Chagos est plus que jamais hypothétique. En supposant que cela soit un jour possible, le coût de la réhabilitation des îles représenterait un investissement considérable.
Comme Diego Garcia est une base militaire américaine, seules les îles Salomon et Peros Banhos sont habitables. Or ces deux atolls d?une superficie de 1 200 hectares au total, sont vierges. Situées à 1900 km à l?Est de Maurice, ces îles n?ont aucun moyen de communication.
La construction d?un aéroport prendrait la superficie d?une île, et il faudrait mettre en place un système de navettes entre les deux îlots.
Actuellement, sur les îles de l?archipel, il n?y a aucune infrastructure utilisable. On y trouve des ruines de quelques vieux bâtiments, d?anciens puits et des citernes d?eau, ainsi que deux jetées en décrépitude. De plus, on ne trouve pas de rivières ni de réservoirs naturels.
Les ressources en eau potable se limitent à quelques nappes d?eau souterraines formées par les pluies. Situées hors de la zone cyclonique, la plupart des terres sont toutefois difficilement cultivables.
Selon une étude de faisabilité préliminaire commanditée par les Britanniques en 2000 (Resettlement of the Salomons and Peros Banhos Atolls), le repeuplement des îles Chagos est possible sous certaines conditions. Le développement d?une ressource en eau potable est de première nécessité. Il faudrait également s?assurer que le repeuplement ne nuise pas à l?environnement.
La disponibilité des fonds publics pour financer les infrastructures et les services de base est aussi essentielle. Des investisseurs privés pour développer des entreprises viables devront être recherchés.
Il faudra cependant que ces entreprises génèrent suffisamment de revenus pour payer les investissements et les coûts de repeuplement.
Qui donc va encourir ces coûts prohibitifs ? À ce jour, personne ne peut répondre à cette question.
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