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Logement

Shakeel Mohamed va revoir les critères d’attribution pour les femmes en «shelter»

7 octobre 2026, 14:30

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Shakeel Mohamed va revoir les critères d’attribution pour les femmes en «shelter»

«Un toit n’est pas un privilège, c’est un droit.» C’est autour de ce message que l’ONG Passerelle a réuni, hier, plusieurs femmes sans-abri au Pavillon Hall, à Quatre-Bornes, en présence du ministre du Logement et des terres, Shakeel Mohamed. Organisée dans le cadre de la Journée mondiale de l’habitat, célébrée le 5 octobre, et de la Journée mondiale des personnes sans-abri, le 10 octobre, cette rencontre a permis aux bénéficiaires de l’association d’exprimer leurs difficultés et leurs revendications aux autorités.

La présidente de l’ONG Passerelle, Mélanie Valère Cicéron, le conseiller légal de l’ONG, Kashif Imambaccass, ainsi que le maire de Quatre-Bornes, Soobiraj Gungabissoon, étaient également présents. Au cœur des échanges : les difficultés rencontrées par les femmes sans-abri pour accéder à un logement décent et durable. Une étude réalisée par l’ONG Passerelle auprès de 151 femmes a notamment permis de mettre en lumière les obstacles auxquels elles sont confrontées.

Selon Mélanie Valère Cicéron, de nombreuses femmes se retrouvent sans logement après avoir fui des situations de violence domestique. Si les shelters leur offrent temporairement un refuge, certaines se retrouvent de nouveau sans solution lorsqu’elles doivent quitter ces structures d’accueil. Une situation qui les expose, ainsi que leurs enfants, à une nouvelle forme de précarité.

Pour l’ONG, la question du logement ne se limite donc pas à l’accès à un toit. Elle concerne également la sécurité, la dignité et la possibilité, pour ces femmes, de reconstruire leur vie dans un environnement stable. Une table ronde a ainsi permis aux bénéficiaires de l’ONG Passerelle de partager leurs expériences, leurs difficultés et leurs attentes avec le ministre. Un courrier regroupant les revendications de l’association lui a également été remis officiellement.

30 logements à Palma

Face aux témoignages, Shakeel Mohamed a reconnu l’existence de failles dans le système actuel et souligné la nécessité de renforcer la collaboration entre les autorités et les ONG. Parmi les solutions évoquées figure la création de maisons de transition. Ces structures seraient destinées notamment aux femmes quittant un shelter ou aux personnes qui se retrouvent sans logement et qui ont besoin d’un hébergement temporaire avant de trouver une solution durable.

Le ministre a notamment fait référence à un terrain situé à Palma, où une trentaine de logements pourraient être aménagés. Il pourrait s’agir de constructions légères en acier ou de logements modulaires, dont les superficies varieraient entre 35 m² et 65 m², selon la composition des familles. Ces habitations permettraient aux bénéficiaires de disposer de leur propre espace dans un environnement sécurisé, tout en préparant leur transition vers un logement permanent.

L’un des principaux points soulevés lors de la rencontre concerne les critères de priorité appliqués par la National Housing Development Company. Les femmes hébergées dans des shelters, notamment celles ayant des enfants à charge, rencontrent actuellement des difficultés à faire reconnaître leur situation dans le système d’attribution des logements sociaux.

Shakeel Mohamed s’est engagé à revoir ces critères afin que ces femmes puissent être reconnues parmi les personnes confrontées à des situations de hardship et bénéficier d’une attention particulière. Le ministre a également évoqué le dispositif Rent-to-Own, avec un paiement annoncé à Rs 4 000, comme une piste susceptible de faciliter l’accès à la propriété pour les personnes disposant de revenus limités.

Autre possibilité envisagée : l’utilisation de terrains et de bâtiments appartenant à l’État, et actuellement inexploités. Le ministre souhaite procéder à leur identification afin d’évaluer leur potentiel pour accueillir des projets à vocation sociale. Il s’est notamment dit disposé à étudier la possibilité de mettre un terrain à la disposition de l’ONG Passerelle pour permettre de développer son propre projet de maison de transition.

Appel au privé

Le financement de ces initiatives pourrait également passer par une contribution du secteur privé. Shakeel Mohamed souhaite ainsi encourager les entreprises à participer à la construction de logements destinés aux personnes les plus vulnérables, notamment dans le cadre de leur responsabilité sociale.

Pour l’ONG Passerelle, les engagements annoncés représentent des pistes de solution aux difficultés rencontrées par les femmes sans-abri. L’association insiste sur la nécessité de leur permettre d’accéder à un logement stable et sécurisé, particulièrement lorsqu’elles ont des enfants à charge.

Les propositions présentées lors de cette rencontre devront encore faire l’objet d’études et de démarches auprès des autorités concernées.

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