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Un quai pétrolier au coût de Rs 550 millions
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Un quai pétrolier au coût de Rs 550 millions
Ouf de soulagement pour les habitants de la zone portuaire et les usagers du port. Les risques associés au déchargement des produits pétroliers devront diminuer avec la construction du quai (Oil Jetty) à Mer Rouge. La construction démarre en juin et devrait durer dix-huit mois.
La société indienne Afcons Ltd est la mieux placée pour décrocher le contrat pour ce projet de la Mauritius Ports Authority (MPA), estimé à Rs 553 millions. Elle a en effet soumis l’offre la moins élevée.
Les cinq autres soumissionnaires viennent de l’Inde (Navayuja Engineering Ltd et Simplex Concrete Piles), de Chine (China Jianz Su et China Harbour Engineering Group), et de Maurice (Jan de Nul-Rehm Grinaker).
Le Oil Jetty sera utilisé pour le déchargement de l’essence, du mazout, du gaz ménager, du gasoil et du Jet A1, carburant pour avion. En revanche le déchargement de l’huile lourde, qui n’est pas classifiée comme produit dangereux, et utilisée généralement par des centrales du Central Electricity Board, continuera à se faire au Quai no l. Le nouveau quai sera doté d’équipements dernier cri pour contrer tout incendie et pour faciliter les déchargements. Il pourra accueillir des tankers de 50 000 tonnes de capacité, contre 35 000 tonnes actuellement.
La proposition de cette société indienne a été retenue par le Central Tender Board. Certaines clarifications sont demandées de la firme indienne avant que le contrat ne lui soit alloué en en mai très probablement.
L’installation des pipelines ne devrait pas poser de problèmes majeurs de financement étant donné qu’ils existent déjà entre les cuves de stockages actuels et les quais à Mer Rouge. Il suffirait d’étendre les pipe-lines jusqu’au Oil Jetty. Des discussions devront toutefois être engagées avec les compagnies pétrolières au sujet des pipelines pour le transport du gaz ménager.
La décision de construire ce Oil Jetty a été prise par la MPA suite aux recommandations de plusieurs études sur le déchargement, stockage et distribution des produits pétroliers. Ces études ont toutes mis en exergue les risques élevés que représentent ces opérations pour les infrastructures portuaires, les usagers du port, les travailleurs et la population avoisinante.
<B>Une demande croissante</B>
Le LPG Quantitative Risk Assessment effectué par Messrs Lloyd’s Register Technical Services indique, qu’en sus des risques sus-mentionnés, il existe aussi la menace d’une collision entre tankers dont le nombre devrait augmenter à Port-Louis.
Selon cette même étude, ces risques peuvent s’accroître avec les hausses constantes des importations de produits dits dangereux, comme l’essence et le gaz ménager.
Quelque 1,1 million de tonnes de produits pétroliers, y compris 50 000 tonnes de gaz ménager, ont été déchargées en 2005 sur quatre différents points du port. Cela représente une hausse de 7 % par rapport à 2004. Pour 2015, l’estimation est que près de 1,6 million de tonnes seront déchargées.
En ce qui concerne le ravitaillement des bateaux, quelque 256 000 tonnes sont consommées actuellement. L’évolution de la demande indique que dans dix ans cela devrait passer à 448 800 tonnes, sinon plus avec le développement dans le seafood sector et l’accroissement des activités touristiques et l’ouverture de l’espace aérien.
Dans le passé, plusieurs études ont aussi recommandé le transfert des stockages de certains produits pétroliers à Mer Rouge pour des raisons de sécurité. Les compagnies pétrolières ont toujours maintenu que leurs installations ne représentent pas de risques en raison de la qualité de leurs dispositifs de sécurité. Les capacités de stockage de ces tanks dans la zone portuaire et à Roche-Bois se chiffrent à 110 000 tonnes. À ce stade seulement le dernier venu, Indian Oil, a construit ses tanks à Mer Rouge.
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