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Un policier fausse des “court orders”

8 septembre 2004, 20:00

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Un ancien garde-chiourme, actuellement officier de police, Vishwanaden Mungapen, a été suspendu de ses fonctions. Il se dit victime de son bon cœur. Affecté à la Cour suprême, l’officier s’occupait de l’émission de court orders aux prisonniers pour qu’ils se présentent en cour quand ils sont attendus. C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’un prisonnier iranien, condamné à 11 ans de servitude pénale pour trafic de drogue.

L’Iranien, ayant fait appel, ne se rend plus en cour. Lors d’une visite à la prison centrale, Mungapen aperçoit l’Iranien, qui lui fait part de son dépit de ne plus pouvoir sortir de l’enceinte de la prison. Le prisonnier lui explique qu’il appelait ses parents en Iran quand il se rendait à Port-Louis pour leur demander d’enclencher les procédures pour qu’il puisse purger sa peine dans son pays. Le policier ne se pose pas de questions et, pris de pitié pour le prisonnier, il accepte de l’aider.

C’est ainsi que Mungapen fausse trois court orders faisant croire aux autorités pénitentiaires que l’Iranien doit se rendre en cour. Une fois à Port-Louis, des “amis” de l’Iranien viendront le rejoindre pour lui remettre un cellulaire pour appeler ses parents. Les deux premières fois, l’Iranien attend en vain. La troisième fois est la bonne.

Suspendu de ses fonctions quand le pot-aux-roses est découvert, Mungapen s’est repenti et demande la clémence de la cour pour son geste “humanitaire”. Son avocat, Me Gavin Glover, a demandé à la cour de lui imposer une amende au lieu d’une peine de prison. Il va perdre son emploi puisqu’il a plaidé coupable et qu’il a été victime “de son bon cœur”. La magistrate Renuka Daby prononcera le verdict vendredi.

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