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Un policier disculpé de viol

6 août 2005, 00:00

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Octobre 1998. Bibi, une Mauricienne établie en Suisse, porte plainte pour viol contre un constable habitant Quatre-Bornes. Elle allègue que le délit a eu lieu à deux reprises, une fois lorsqu?elle avait 14 ans et une autre à 21 ans. Elle dit vivre dans la terreur car le policier l?a informée lors de ses vacances à Maurice qu?il allait venir en Suisse pour la rencontrer. Sa version n?a toutefois pas convaincu la cour. L?officier a été acquitté jeudi en cour intermédiaire.

La jeune femme, maintenant âgée de 27 ans, dit avoir rompu le silence après avoir subi des examens psychiatriques dans un centre spécialisé de Lausanne. Les responsables de l?institution lui avaient conseillé de tout raconter à son époux.

Quelques jours plus tard, alors qu?elle se trouvait dans un autre centre appelé «La vie», elle expédie un paquet contenant plusieurs lettres du policier à Interpol, à Berne. Après avoir déposé plainte auprès d?un juge d?instruction, l?affaire est référée à la police mauricienne.

La Central Criminal Investigation Division se saisit de l?affaire. L?officier incriminé de même que son épouse sont interrogés. Le suspect nie les allégations portées contre lui.

Fascinée par l?uniforme

Dans sa déposition en 2001, la jeune femme raconte qu?alors qu?elle venait de fêter ses huit ans, la fille de ses voisins s?est mariée à un officier de police, « mamou Soubash ». Bibi dit se souvenir qu?en 1992, elle était partie chez eux pour regarder la télévision. Soubash l?a raccompagnée chez elle mais près de la salle de bains, il se serait mis à la caresser. Et l?aurait violée en dépit de ses supplications.

Le policier aurait récidivé durant le mois d?août 1996. Il lui aurait déclaré que c?était leur dernière rencontre. Bibi devait se marier à un quinquagénaire suisse car, dit-elle, elle voulait «échapper à cette situation».

Le policier incriminé affirme qu?il considère Bibi comme un membre de sa famille. Il ajoute que ses relations avec Bibi se sont détériorées après qu?il a refusé de lui fournir une chambre pour passer ses vacances à Maurice.

Au cours du procès, Bibi est confrontée à une lettre d?amour qu?elle avait écrite à l?accusé alors qu?elle était adolescente. Elle reconnaîtra sa signature sur la lettre et avouera qu?enfant, elle était fascinée à la vue de l?accusé dans son uniforme.

Mais, soutient-elle, cette lettre serait restée en sa possession. Elle dément ainsi la version du policier et affirme qu?elle ne l?aurait pas donnée à l?accusé alors que ce dernier l?accompagnait dans la voiture, le jour de son mariage.

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