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Un plan pour réinstaller les marchands ambulants de la capitale
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Un plan pour réinstaller les marchands ambulants de la capitale
La mairie de Port-Louis est déterminée à mettre de l?ordre chez les marchands ambulants. La crise qui vient de surgir, après les protestations de la haute commission indienne, offre une occasion au lord-maire, Reza Issack, de dévoiler son plan. Actuellement, 2 000 marchands ambulants travaillent dans la capitale.
?Tout en ne négligeant pas l?aspect humanitaire, nous allons prendre des décisions importantes pour limiter le problème. Et même sur l?affaire du haut-commissariat de l?Inde, la police va rester ferme,? soutient Reza Issack.
Les marchands ambulants seront classés par zones. Cette décision fait suite à une réunion qu?il a eue avec le ministère des Administrations régionales. ? Tous les marchands de Victoria seront ensemble dans une zone. Ceux de la gare du Nord seront dans une autre zone, alors que ceux de la rue Desforges seront dans un autre périmètre. Les modalités restent à être déterminées.?
Chaque marchand ambulant aura une carte de la couleur de sa zone. ?Cela nous permettra, entre autres, de savoir, à la fin de l?année, qui sont les vrais marchands et qui sont ceux qui veulent profiter de la situation. De plus, ce sera plus facile pour contrôler, prendre des mesures et discuter.?
<B>Les risques des bonbonnes de gaz</B>
Reza Issack précise : ? Nous ne les régularisons pas. Nous essayons de mieux gérer ce problème en essayant de trouver des win-win situations. Sinon, de plus en plus, nous aboutirons à une situation ingérable.?
D?autres mesures toucheront, cette fois, les marchands de la rue Desforges. Une centaine de marchands y logent, gênant des fois la circulation? Un vrai désordre y règne.
Sans compter, dit Reza Issack, que les bonbonnes de gaz, sur la rue avec des connexions pas souvent appropriées, peuvent comporter des risques. ?Honnêtement, nous savons que c?est le chaos sur cette route. Il faut prendre le taureau par les cornes et ne pas se voiler la face. Nous allons exiger plus de discipline et introduire quelques règlements.?
Reza Issack précise toutefois que l?initiative de l?opération coup de poing à côté du LIC Building n?émane pas de la municipalité. Le haut-commissariat indien a écrit au gouvernement pour demander des actions. La récente visite du chef ministre du Bihar, qui a eu un long bout à marcher pour se rendre au haut-commissariat indien, a été le déclic.
Un autre site a été identifié pour ces marchands ambulants qui se trouvent à côté du LIC Building. Il se situe près de la gare Victoria, dans l?arrière-cour du bâtiment de la National Transport Authority. Des discussions sont en cours pour finaliser le choix du site. Cependant, ces colporteurs sont réticents.
Une autre chancellerie étrangère a également demandé que des mesures soient prises pour que les marchands n?obstruent plus la route. Les autorités ne sont pas insensibles à cette requête. Ainsi, la rue John Kennedy sera évacuée. Des discussions seront entreprises avec les marchands ambulants pour les reloger.
MANIFESTATION ILLÉGALE
<B>Seize colporteurs arrêtés</B>
■ Arrêtés sous le ?Public Gathering Act?, 16 marchands ambulants ont été libérés sur parole peu après 22 h 30 hier. Ils se sont engagés à ne pas retourner à la rue John Kennedy, pour vendre des articles aux abords du LIC Building. Ils comparaissent en cour ce matin pour manifestation illégale. Hier, une brigade de la Special Supporting Unit est venue balayer les lieux à la suite de l?opposition des marchands à la police. Ils ont continué à exposer leurs produits devant le bâtiment. Des 16 marchands arrêtés, deux sont des femmes. Plusieurs marchandises ont été saisies et emmenées aux Casernes centrales. Le président de l?association des marchands ambulants est mécontent de la façon dont les policiers ont agi. ?Se ki nou le se ki zot regulariz nou sitiasyon. Nou envi ki leta rekonet nou kouma bann travayer pa bann mafia. Mo envi ki zot negosie avek la ot comision lor enn baz umaniter. De fam kinn britalize par la polis inn admet lopital Jeetoo.? La police maintiendra sa décision. ?La route John Kennedy était devenue impraticable avec l?obstruction que causaient ces marchands. Il y avait même des pickpockets qui profitaient de la foule pour mettre la main dans les poches des gens. Nous avons exécuté l?ordre qui nous a été donné. La sécurité avant tout?, affirme une source policière.
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