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Un plan pour former 5 000 jeunes par an

7 mars 2004, 20:00

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UN AMBITIEUX projet visant à former 5 000 personnes par an dans le secteur de l?informatique a été approuvé par le gouvernement. Dans un premier temps les cours ne s?adresseront qu?aux futurs opérateurs ou cadres moyens des centres d?appel. A terme, la gamme des études s?étendra à des domaines plus pointus tels que la production de logiciels.

Parallèlement à cette formation, de nouvelles incitations seront offertes aux investisseurs afin de s?assurer que les emplois existent une fois que les stagiaires arrivent sur le marché du travail. Il suffira d?un certificat de fin d?études du secondaire ( SC ou HSC) pour s?inscrire aux cours de base, dont la durée est de trois mois. Toutefois la formation pourra se poursuivre jusqu?à l?obtention d?un Master in Technology (MTech) au bout de quatre ans.

Ce programme a été élaboré dans le cadre d?un National Framework axé sur la formation continue. Il permettra notamment à un simple opérateur du secteur des technologies de l?information et des communications (TIC) de devenir Software Consultant ou System Integrator s?il souhaite aller jusqu?au bout de la formation proposée. Au total, 10 niveaux de formation ont été identifiés.

Pas de frais pour les stagiaires

Les cours de base sont sanctionnés par des certificats et seront assurés par l?IVTB. Un centre d?études sera créé à l?Université de Technologie(UTM) pour s?occuper des études plus élevées et débouchant sur des diplômes ou des maîtrises. L?ensemble de la formation sera placé sous l?égide de ce futur centre, qui sera connu comme le ITES Centre.

Un rapport détaillant ce projet a été présenté au Conseil des ministres, la semaine dernière, par le ministre de la Technologie informatique, Pradeep Jeeha, qui avait présidé un comité interministériel sur le Job Related Training for the ICT Sector. Les cabinet a confié à un comité présidé par le vice- Premier ministre, Pravind Jugnauth, la tâche d?examiner tous les enjeux de la question et un Implementation Steering Committee a été institué sous la présidence d?Ayub Nakhuda, conseiller du Premier ministre pour analyser son organisation pratique.

Aucuns frais ne seront réclamés aux stagiaires pour les cours du niveau des Certificates. Le rapport fait ressortir que, de toute façon, si ces étudiants étaient restés dans le cursus scolaire normal, l?Etat aurait eu à débouser environ Rs125 millions pour leur éducation. Les études de niveau Diploma ou Degree en IT seront subventionnées à hauteur de 50 % des coûts. Des prêts à un taux bonifié seront consentis pour l?autre moitié des coûts.

Les cours de base seront dispensés dans les domaines suivants : centres d?appel, telemarketing, relations clientèle et opérations de back-office, particulièrement dans les domaines des ressources humaines et des services financiers. Des cursus spécialisés sont prévus notamment pour les transcriptions médicales, le traitement de base de données juridiques, l?animation, l?enseignement à distance, et le maintenance à distance. Les étudiants auront le choix entre un National Certificate in ITES (IT enabled services) ou l?équivalent en BPO (Business Process Outsourcing). En outre, le comité interministériel recommande de développer dès la Form III l?apprentissage de la communication orale en français et en anglais.

Les concepteurs du projet estiment qu?il y a environ 10 000 étudiants qui abandonnent le secondaire chaque année, avec ou sans un certificat d?études. La moitié de ce nombre pourra être absorbée par la cyberindustrie, est-il prévu.

Une étude du Board of Investment révèle qu?environ 2 000 personnes sont actuellement employées dans le domaine des ITES ou du développement de logiciels. Le même organisme se base sur les dossiers déjà approuvés pour chiffrer à 2 175 le nombre d?emplois qui seront créés avant la fin de cette année dans ce secteur. Mais la demande sera bien plus forte une fois que la cybertour sera entièrement opérationnelle. La Task Force on e-education and training avait évalué à 3 000, 10 000 et plus de 20 000 respectivement, le nombre de spécialistes (HSC+4), de professionnels(HSC+2) et de personnel de soutien ( SC et HSC) qui seront requis par la cyberindustrie à l?horizon 2006.

Subventions aux investisseurs

Parmi les mesures incitatives que le rapport se propose d?offrir aux investisseurs, relevons des subventions allant jusqu?à Rs20 000 par employé pour une formation offerte avant l?entrée en opération de l?entreprise, des exemptions de taxes douanières et de la taxe sur les compagnies, des tarifs souples pour la location de l?espace à la cybertour, la mise à la disposition d?un bâtiment intelligent aux jeunes pousses (start-up) et la sous-traitance de diverses activités à ces jeunes pousses.

Pour chapeauter l?ensemble de ce vaste programme destiné à accompagner l?émergence de la cyberindustrie, une Central Information and Communication Technologies Unit sera créée avec à sa tête le Premier ministre. Un National Coordination Committee , placé sous la tutelle de cet organisme, aura pour tâche de s?assurer que l?industrie informatique soit pourvue des ressources humaines qu?elle aura besoin pendant les cinq années à venir. Les dirigeants veulent absolument donner à cette industrie naissante toutes ses chances.

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