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Un plan directeur pour diversifier l?aquaculture

13 avril 2007, 00:00

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La culture dans le lagon et hors lagon notamment de certaines espèces de poissons. Le projet a le mérite d?être porteur pour l?exportation, aux dires des participants d?un atelier qui s?est tenu sur deux jours au Centre de recherches d?Albion. Le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell et les consultants de la firme française Ichty- Développement Eau Environnement (IDEE), qui a préparé un schéma directeur (Master Plan), pour ce secteur étaient également présents.

Jacques Trichereau, directeur de l?IDEE, estime que l?Europe et l?Asie représentent des marchés d?exportation possibles pour les produits issus de l?aquaculture mauricienne. Il a aussi mis l?accent sur le potentiel de ce secteur en termes de création d?emplois ainsi que les investissements requis pour son développement.

Dans leurs recommandations, les consultants de l?IDEE privilégient surtout des espèces de poissons déjà élevées, notamment le ?Red Drum?, le ?cordonnier? et le ?barramundi?. Le ?cobia? est une autre espèce recommandée en raison de son taux de croissance rapide. A l?exception du ?cordonnier?, ces espèces sont susceptibles de bénéficier d?un prix élevé sur le marché international, allant, par exemple, de 7 à 12 dollars (Rs 230 à Rs 300) le kg selon l?espèce.

La première phase du Master Plan concerne la culture dans le lagon. Pour Jacques Trichereau, le lagon peut générer 5 000 à 10 000 tonnes de poisson par an. Quant à la culture hors lagon, envisagée dans les deuxième et troisième phases, elle pourrait, en quelques années, générer pas moins de 15 000 tonnes annuellement. Ainsi, la production totale annuelle atteindrait les 29 000 tonnes dans le court et moyen termes et culminerait éventuellement à 39 000 tonnes.

Le ?seafood?, cinquième pilier de l?économie

Le chiffre d?affaires a également été abordé par Jacques Trichereau. Il devrait se situer entre 15 millions et 30 millions d?euros annuellement. Le retour sur l?investissement varierait entre 10 % et15 %.

Le ministre Arvin Boolell, qui a inauguré l?atelier de travail, a souligné l?importance que le gouvernement attache au développement du secteur seafood. Il a souligné que le développement du secteur de l?aquaculture vient combler la baisse des stocks en poisson dans le monde alors même que la demande pour les produits de mer s?accroît. Il est estimé que 40 % de la production de poisson va émaner de l?aquaculture en 2015.

Le ministre a aussi plaidé en faveur d?une consolidation du partenariat public-privé pour le développement de ce secteur. ?Nous avons établi les bases pour nous assurer que le développement du seafood devienne le cinquième pilier de l?économie?, a-t-il fait ressortir. Par ailleurs, son ministère est en consultation avec le bureau de l?Attorney General pour la mise en place d?une législation appropriée concernant l?allocation des espaces dans le lagon. Et ce en vue de la création d?autres fermes d?élevage.

Les consultants de l?IDEE ont souligné qu?une vingtaine de sites ont déjà été identifiés pour le développement de l?aquaculture à Maurice.

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