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Un petit-déjeuner comme chez grand-mère
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Un petit-déjeuner comme chez grand-mère
Dès 6h30 du matin, six femmes avec les bras chargés de tentes bazar font leur entrée à la Caze Lespwar. Dans ce conteneur aménagé par l’association Caritas Solitude, elles s’activent pour préparer 37 petits déjeuners et 37 sacs ti- fin . Un travail à la chaîne entrepris dans la bonne humeur pour Magda, Patricia, Josiane, Gisèle, Yanne et Monique ! Au menu du petit- déjeuner, un jus, des biscuits et une pomme ou une tasse de Milo et une tartine de confi ture. Pour le midi, Patricia prévoyante a déjà cuit chez elles les burgers qui orneront les pains.
Vers 7 heures, les écoliers font leur entrée. Venus à pied, ils apprécient l’accueil chaleureux des grands- mères, les bises claquent sur les joues, puis les regards convergent vers les biscuits... A observer l’ambiance, on comprend mieux pourquoi ces bénévoles sont surnommées les « grand- mères » . Les discussions vont bon train et se concentrent aujourd’hui sur les résultats scolaires.
« Nous réalisons avec joie que beaucoup d’efforts ont été faits à l’école depuis le mois de janvier, alors nous les encourageons à faire encore mieux pour le troisième trimestre. Nous considérons ces bambins attachants comme nos petits- enfants » , témoigne sincèrement Patricia Darné, mamy de coeur.
Depuis 2008, le service petit- déjeuner permet aux enfants de Solitude de ne pas partir le ventre vide à l’école, et ils trouveront à midi dans leur sac, un déjeuner préparé avec beaucoup d’amour.
A la sortie des classes, certains repasseront pour un goûter improvisé. « Certains enfants sont seuls le soir à la maison, les parents travaillent tard et il n’y a pas de dîner sur la table, alors qu’à La Caze Lespwar, ils savent que je garde toujours du pain et du beurre de pistache. Deux ou trois élèves traînent parfois des pieds pour rentrer chez eux ou viennent frapper à ma porte, chez moi, à 20 heures pour demander à manger ou une bougie, comme certains foyers n’ont pas l’électricité » , confi e Christiane Pasnin, coordinatrice salariée de cette antenne de Caritas.
Pour le service petit- déjeuner, 37 enfants ont été identifi és par le Services d’Ecoute et de Développement ( SEED) de Caritas parmi les familles les plus défavorisées de Solitude.
« Ce qui est encourageant c’est qu’au moins 5 familles depuis 2008 sont venues nous remercier et nous annoncer qu’elles n’avaient plus besoin du service petit- déjeuner. J’espère que nous arriverons à passer de 37 enfants à 25 un jour » , avance Christiane Pasnin.
La coordinatrice de La Case Lespwar est bien consciente que pouvoir offrir le petit-déjeuner à son enfant chaque matin, c’est un premier pas notable sur le long chemin que représente le processus d’autonomisation d’une famille.
 
 
source l''''express solidarité
 
 
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