Publicité
Un nouveau président a été nommé
L’île d’Anjouan vient d’avoir un nouveau président, après la nomination de Dhoihirou Halidi. C’est le consensus proposé par l’émissaire de l’Union africaine pour dénouer la crise.
Un nouveau président a été nommé pour l’île comorienne autonome d’Anjouan, afin de mettre un terme à la crise née de la nomination controversée d’un président par le pouvoir fédéral de l’Union des Comores fin avril, a-t-on appris en début de semaine auprès de la présidence de l’Union.
Dhoihirou Halidi, ministre de l’Économie d’Anjouan, a été désigné président par intérim de l’île d’Anjouan à l’issue d’un accord négocié par l’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour les Comores, José Francisco Madeira, avec le gouvernement sortant d’Anjouan et celui de l’Union.
L’accord a été signé vendredi dernier à Anjouan par M. Madeira, le vice-président de l’Union chargé des élections, Iklilou Dhoinine, et le colonel Mohamed Bacar, l’homme fort d’Anjouan dont le mandat de président a expiré en avril.
M. Halidi remplace Kaambi Houmadi, qui avait été nommé président d’Anjouan le 29 avril par le pouvoir fédéral après l’expiration du mandat de M. Bacar constatée par la Cour constitutionnelle de l’Union. La nomination de M. Houmadi, alors président de l’Assemblée d’Anjouan, avait été rejetée par le colonel Bacar.
Dans la foulée, des affrontements avaient opposé début mai à Anjouan l’armée comorienne et la gendarmerie de l’île, loyale à M. Bacar. Deux personnes avaient été tuées.
Dans un entretien à l’AFP la semaine dernière, M. Bacar avait expliqué ne pas contester le fait que son mandat de cinq ans avait expiré, mais avait estimé que la nomination de M. Houmadi ne respectait pas la Constitution d’Anjouan. Il s’était dit prêt à céder le pouvoir à l’un de ces ministres.
Les tensions à Anjouan interviennent un mois avant les élections des présidents des trois îles (Anjouan, Grande-Comore et Mohéli) qui composent l’Union. Le colonel Bacar se présente pour un nouveau mandat. M. Bacar était arrivé au pouvoir à Anjouan lors d’un coup d’Etat en 2001, avant d’être élu en 2002 et de prendre ses fonctions le 14 avril 2002 pour un mandat de cinq ans.
“Le colonel Bacar accepte la décision de la Cour constitutionnelle constatant la fin de son mandat de président de l’île autonome d’Anjouan”, selon le texte de l’accord obtenu par l’AFP.
“Le commandement des forces de gendarmerie de l’île autonome d’Anjouan sera assuré par le commandement de la gendarmerie anjouanais assisté par le chef des experts militaires de l’Union africaine, conformément au plan de sécurisation établi par la communauté internationale”, précise l’accord.
<I>© AFP</I>
Publicité
Publicité
Les plus récents