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Un monde complètement foot !

8 janvier 2005, 00:00

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■ Des supportrices pas comme les autres

Le FC Istres, club promu en Ligue 1, est face à un problème assez inhabituel car des supportrices pas comme les autres envahissent le terrain d'entraînement.

Istres doit en réalité faire face à l'invasion massive de moustiques femelles ! «Ce ne sont pas des moustiques, mais des monstres. Nous sommes couverts de piqûres», précise Nisa Saveljic.

Le terrain d'entraînement istréen se situe en effet non loin d'un étang où pullulent ces charmantes bestioles, et il a été pratiquement impossible aux joueurs de s'entraîner pendant plusieurs jours. L'équipe médicale du club a bien tenté de soulager les joueurs avec de l'anti-moustique mais en vain. Certains supporteurs ont suspecté l'Olympique de Marseille d'être à l'origine de cette invasion pour semer le trouble chez son voisin des Bouches-du-Rhône. Le club a cependant expliqué que ce phénomène était dû aux températures anormalement élevées pour la saison.

■ Le fantôme du Ché Guevara

L'image du révolutionnaire cubain Ché Guevara prête toujours à contentieux. Le capitaine de Livourne, Cristiano Lucarelli, a secoué toute l'Italie en affirmant qu'il existait une conspiration contre toute les équipes dont les supporteurs seraient de gauche.

«L'année dernière, il y avait quatre kops de Serie A qui arboraient l'image de Ché Guevara : Modène, Pérouse, Ancône et Empoli», a-t-il déclaré, blasé. «C'est peut-être une coïncidence mais ce sont ces quatre équipes qui ont été reléguées». Cette affirmation a été perçue comme une attaque contre le président de la Ligue, Adriano Galliani, qui est également employé du président du Conseil italien, Silvio Berlusconi qui lui est de droite.

Galliani s'est offusqué de ces propos et a rétorqué : «Voilà la chose la plus grave que j'aie jamais entendue depuis que je suis dans le monde du football».

■ Plus de détour dans les bars

La colère enfle au Steaua Bucarest. Le club de la capitale roumaine vient de perdre 1-0 en championnat contre le modeste Politehnica Iasi parce que les joueurs, tenez-vous bien, n'avaient pas récupéré après avoir assisté à un défilé de mode. L'entraîneur, Walter Zenga, avait en effet décidé de récompenser ses joueurs de leur qualification pour la phase de groupes de la Coupe UEFA en organisant ce déplacement : un détour dans un bar fut bien entendu fait et l'équipe n'était pas en pleine possession de ses moyens au moment d'affronter Iasi.

Exaspéré, l?entraîneur du FC Brasov a, lui, mis en place un système d'amende au juron au sein de son club et il semblerait que la caisse ne désemplisse pas. Gabi Stan a décidé que tout joueur proférant une obscénité durant l'entraînement, dans les vestiaires ou sur le terrain aura à payer une amende d'un montant équivalent à 13 euros. «Tout l'argent collecté sera placé sur un compte en banque gelé et sera utilisé à la fin de la saison pour payer un dîner avec les joueurs et tous les entraîneurs du club», a indiqué Stan.

■ 58 buts encaissés en deux matches

Nous voici enfin en Belgique, où Charleroi vient de prendre la cinquième place du classement de première division belge grâce au pouvoir de la pizza. Il y a quelques semaines, Mogi Bayat, le directeur général, Jacky Mathijssen, l'entraîneur, son adjoint Dante Brogno et le recruteur Raymond Mommens ont mangé italien tous les quatre ensemble dans une pizzeria locale. Après le repas, ils ont décidé d'aller manger une pizza toutes les semaines, et l'équipe, surnommée les Zèbres, n'a plus perdu depuis. Cependant, leurs compatriotes du FC Wijtschale ont eu moins de chance. Ce club de division locale est devenu la vedette de la Belgique depuis que son équipe B a encaissé 58 buts en deux matches, enchaînant une raclée 30-0 et une défaite 28-0 face à Zillebeke le week-end dernier.

Pour le moment, la saison a été incroyablement désastreuse pour l'équipe, qui a marqué quatre buts lors de ses huit premiers matches de championnat mais en a concédé 139, un nombre ahurissant. Le porte-parole du club, Mars Elslanger, souligne que les joueurs gardent le moral : «Ils aiment vraiment le football et toutes les autres équipes reconnaissent leur courage».

La nature généreuse de l'équipe B a manifestement fait des émules dans les rangs de l?équipe A. Wijtschale a prouvé ce week-end que son équipe pouvait perdre en donnant le meilleur, en s'inclinant 11-1.

■ ?Jouez torse nu, c?est un ordre?

La fronde des supporteurs peut parfois paraître banale. Sauf quand il s'agit de ceux du Dinamo Zagreb. Des supporteurs en colère ont obligé des joueurs à jouer torse nu. Un lundi, la séance d'entraînement a été interrompue par le débarquement sur le terrain de 50 supporteurs en furie, qui ont affirmé que les joueurs n'étaient pas aptes à porter le célèbre maillot bleu et ont exigé qu'ils les leur remettent.

Les joueurs du Dinamo, qui n'ont remporté que trois de leurs onze matches de championnat cette saison, se sont pliés à leur demande. Un des joueurs, resté anonyme, a déclaré : «Je comprends nos supporteurs et leur déception, mais là, cela va vraiment trop loin».

Les joueurs ont terminé leur entraînement en t-shirt. Mais malgré la menace que semblent représenter les supporteurs en colère, le club n'a manifesté aucune intention de renforcer sa sécurité. «C'est un stade, pas une base militaire» a déclaré Ivan Posilovic, responsable de la sécurité. Le président du club, Mirko Barisic, a montré encore moins de compassion pour ses joueurs. «Chose intéressante, les joueurs n'ont montré aucune résistance», a-t-il déclaré. «Cela en dit long sur leur mentalité. C'est aussi la façon dont ils se comportent sur le terrain.»

■ Il marque et marie ses parents

Toujours en France, la marche nuptiale résonnera bientôt pour les parents d'Eric Abidal, défenseur de l'Olympique Lyonnais, qui a récemment inscrit contre Lille son premier but professionnel. Il avait fait promettre à ses parents de consacrer leur union dès qu'il marquerait son premier but avec Lyon.

« Cela fait 35 ans qu'ils vivent ensemble et ont promis qu'ils se marieraient après mon premier but chez les pros », dit-il.

Depuis la signature de son premier contrat en 2000, Abidal n'avait pas encore trouvé le chemin des filets, que ce soit avec l'AS Monaco ou Lille, et ses parents croyaient peut-être s'en tirer à bon compte et pensaient que leur joueur de fils allait terminer sa carrière sans inscrire de but.

Il n'en sera rien, leur fils a inscrit ce fameux but et ses premières pensées sont allées à ses parents : «Il faut maintenant qu'ils officialisent leur mariage, je suis sûr que mon père va commencer à s'en occuper».

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