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Un moine bouddhiste achève un marathon de 40 000 km

27 septembre 2003, 20:00

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Un moine bouddhiste a regagné son temple après avoir couru près de 40 000 km en sept ans dans les montagnes japonaises reculées de Hiei, un rituel ancestral considéré comme une voie vers l?illumination.

Genshin Fujinami, le « moine marathonien » de 44 ans, a parcouru une distance équivalant à un tour de la Terre chaussé de sandales faites main avant de rentrer, jeudi, au temple Enryakuji Hoshuin, à Otsu (375 km au sud-ouest de Tokyo).

Vêtu d?une aube blanche, un imperméable en paille roulé sur la tête, il a été accueilli par des fidèles, qui se sont agenouillés pour recevoir sa bénédiction.

La tradition de cette course éreintante dans les montagnes Hiei, une série de cinq pics qui dominent Kyoto, remonte au VIIIe siècle. Depuis 1885, seuls 46 autres « moines marathoniens » de la secte Tendaï ont survécu à l?épreuve. Le dernier l?avait achevée en 1994. Si un gyoja (moine) ne parvient pas à courir les distances imposées, il doit mettre fin à ses jours en se pendant ou en s?éventrant.

Les trois premières années, le pèlerin doit se lever à minuit cent jours d?affilée pour prier et courir sur un sentier de 29 km autour du mont Hiei, en s?arrêtant 250 fois en chemin pour prier. Il ne peut emporter que des bougies, un livre de prières et un sac de nourriture végétarienne.

Les deux années suivantes, il doit faire de même 200 jours d?affilée. Le « moine marathonien » passe l?hiver au temple.

Le plus difficile intervient dans la cinquième année : il doit rester assis et réciter des mantras pendant neuf jours sans boire, manger, ni dormir. Une épreuve appelée « doïri », ou l?entrée dans le temple.

La sixième année, le pèlerin doit parcourir 60 km par jour pendant 100 jours. La septième, 84 km pendant 100 jours, puis 29 km pendant 100 jours supplémentaires avant de regagner le temple.

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