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Un meilleur contrôle sur le transbordement du thon en haute mer recommandé
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Un meilleur contrôle sur le transbordement du thon en haute mer recommandé
Maurice est encore loin de son objectif de devenir un centre de traitement de produits de mer de classe internationale. Un des principaux obstacles est le transbordement de thon par des bateaux de pêche en haute mer, ce qui constitue un manque à gagner pour le pays.
La question a fait l?objet d?un atelier de travail sur le seafood qui s?est tenu, hier, au Domaine Les Pailles. Atelier qui était organisé par le Board of Investment et la Mauritius Export Association (MEXA). Sujet des discussions : un rapport intérimaire des consultants sud-africains de Theo International recommandant l?interdiction de ce type de transbordement, considéré comme un des éléments qui entravent le développement du seafood.
Actuellement, des bateaux de pêche en provenance des Seychelles font des transbordements en haute mer pour réduire leurs frais d?opération. En effet, c?est coûteux pour un bateau de prendre quatre jours pour faire le trajet Seychelles ? Port-Louis, décharger sa cargaison et prendre encore quatre jours pour arriver aux Seychelles.
?Le transbordement se fait en haute mer sans aucun contrôle et au détriment de Port-Louis. Approximativement 20 000 tonnes sont transbordées chaque année hors de la zone économique exclusive de Maurice et cela n?apporte aucun bénéfice au pays?, affirme John Theo de Theo International dans son rapport.
Des centaines d?emplois
?Il existe des façons de définir clairement la politique de transbordement et d?autres activités liées qui se font en haute mer?, ajoute-t-il. Il recommande que les activités de transbordement soient soumises à un contrôle strict et qu?elles soient autorisées dans la zone économique exclusive de Maurice uniquement.
Par ailleurs, John Theo estime qu?il faut attirer ces activités à Port-Louis. Par exemple, des incitations doivent être données aux bateaux pour qu?ils restent plus longtemps en rade et choisissent Maurice pour le traitement de leur poisson.
?Si Port-Louis est compétitif et peut fournir une large gamme de services, beaucoup plus de bateaux seront encouragés à y faire escale. Et l?on ne peut qu?espérer que ces activités de traitement de poisson contribuent grandement à la valeur ajoutée dans le seafood hub?, souligne John Theo dans son rapport.
Il est d?ailleurs possible qu?une troisième grosse compagnie de traitement de thon voie le jour, après Princes Tuna Mauritius et Thon des Mascareignes. Ce qui va automatiquement créer des centaines d?emplois.
Le secteur doit donc focaliser ses discussions avec les opérateurs de bateaux sur ce qui peut les attirer à Port-Louis. Surtout à cause de la compétition venant des Seychelles et de la Thailande et de la fluctuation des prix des conserves de thon sur le marché international.
Stimuler la croissance
Le taux de change rend les activités à Maurice plus rentables pour les opérateurs. En effet, les sociétés étrangères ne paient pas de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) car celle-ci leur est remboursée. De plus, dans le port franc, la TVA n?est pas payée. Une des forces de Port-Louis est donc les services de classe internationale dans le port.
De son côté Evert Liewes, Managing Director de Princes Tuna Mauritius et président du comité Seafood de la MEXA, estime que les consultants devraient aussi se pencher sur d?autres mesures susceptibles de stimuler la croissance du secteur seafood et les opportunités d?investissements pour de nouveaux opérateurs. Il souligne aussi la nécessité d?établir un plan sur cinq ans pour le secteur de traitement de poisson.
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