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Un mécène nommé Francis Coppola
EN BON découvreur de talents, le réalisateur Francis Coppola remarque dès sa sortie d?université Victor Silva qui, à 12 ans, réalisait son premier court-métrage, Something in the Basement. Coppola devient rapidement son mécène et lui finance Clownhouse, un suspense en huit-clos avec des clowns dingos qui harcèlent des gosses et qui se retrouve au fameux Festival du Film Indépendant de Robert Redford à Sundance. Suivent Bad Company mais surtout Powder, jolie fable fantastique où un jeune albinos au Q.I proche de 200 provoque la curiosité de Jeff Goblum. Reste que Victor Silva, fan de petites culottes et de pipi-caca, est plus connu aux Etats-Unis pour ses apparitions dans les chroniques de m?urs du F.B.I que pour sa filmographie et il serait temps que la tendance s?inverse !
Au casting, à part les très certainement sous-payés Gina Philips (Telling you de Robert De Franco) et Justin Long (Galaxy Quest de Dean Parisot), les plus cinéphiles d?entre nous s?amuseront à reconnaître Eileen Brennan, nominée à l?Oscar en 1981 pour son rôle de sergent ?femelle qui en a? dans La Bidasse de Howard Zieff. (?) Enfin la chanson Jeepers Creepers (assez importante dans l?histoire) est un vieux tube de Johnny Mercer. Le titre signifie plus ou moins en français ?Oh la! la!? (ben oui! C?est la nouvelle traduction française, pardon belge et ce-n?est-pas-une-connerie).
L?avantage premier et évident d?un Victor Silva est de se retrouver dans une ère où le film fantastique a retrouvé ses lettres de noblesse. Le second, qu?il ait pris en compte certains succès récents et, qu?en cinéphile averti, il aura su les exploiter. Le troisième, savoir tirer parti d?un budget qui, selon certaines sources, avoisinerait seulement les 1,5 millions d?euros. Ce qui, somme toute, est un beau challenge?
Le dernier, d?avoir abouti à un film qui, gageons-le, sera rapidement culte. Avec une aise déconcertante quand à l?enjeu, Silva se permet de marier allègrement les prémices d?un John Carpenter, d?un Spielberg, d?un Tobe Hooper ou d?un Wes Craven pour trouver avant tout ce qui combinera à l?efficacité dans cet art du compromis qu?est le cinéma. Et du compromis de la série B dans un premier temps. Econome quand aux effets, économe quand à la mise en scène, Victor Silva jongle sur la trame de Duel, Blair Witch Project, Massacre à la tronçonneuse ou de La dernière maison sur la gauche de Craven auquel il semble le plus s?apparenter, en tenant en compte qu?il tourne d?ores et déjà la suite de Jeepers Creepers, à l?instar du type précédant et de sa trilogie des Scream. (Ecran Noir)
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