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Un investisseur britannique abandonne face à la lenteur administrative
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Un investisseur britannique abandonne face à la lenteur administrative
Investir dans un projet touristique original n?est pas un exercice aisé, dans l?île Maurice du 21e siècle. C?est ce que Charles Batham, un homme d?affaires britannique, installé en Australie, aura appris à ses dépens.
Il voulait investir à Maurice dans une entreprise touristique. Son projet : le survol du lagon en appareil ultra-léger. Un type d?appareil très sûr et qui a déjà fait ses preuves en Australie. Il l?avait soumis aux autorités en avril 2004. Mais deux ans plus tard, il n?a toujours pas de réponse. Excédé, il a décidé, cette semaine, de laisser tomber.
Mais Charles Batham est pourtant intimement convaincu que son projet est ?une fantastique attraction touristique?. Il est le patron d?une compagnie d?aviation à vocation touristique opérant à Broome, une station balnéaire dans l?ouest de l?Australie. Il fait valoir une longue expérience dans le domaine, avec 2 000 heures de vol et dix ans comme instructeur. Son école de vol serait, selon lui, la plus grande d?Australie. Il affirme également que son entreprise, qui existe depuis 1999, est ?unique au monde? du fait que ses appareils ultra-légers ont obtenu l?autorisation d?opérer à partir d?un aéroport international.
En avril 2004, il dépose son dossier auprès de l?aviation civile mauricienne. Il a, au préalable, effectué une reconnaissance du terrain, un mois durant. Le projet propose le survol du lagon et des récifs autour de l?île. Charles Batham avait même identifié un site approprié, près de Grande-Rivière-Sud-Est qui aurait abrité sa base d?opération.
Critique envers l?Aviation civile
Couplé à l?opération touristique, il devait y avoir un volet consacré à la formation de pilotes. ?Je voulais le faire gratuitement?, confie Charles Batham. Il affirme que son projet a suscité l?intérêt de tour-opérateurs locaux. ?L?investissement direct devait être de l?ordre de Rs 5,2 millions?, révèle-t-il. Une somme peut-être jugée dérisoire, se demande-t-il aujourd?hui?
Mais l?homme d?affaires britannique se plaint surtout de la lenteur avec laquelle son dossier a été traité. Il se plaint du fait qu?il est venu à Maurice en cinq occasions, en moins de trois ans pour tenter de faire avancer le dossier, en vain. Aviation civile, ministères, il a tout fait, vu tous ceux concernés. Son dossier n?a, selon lui, pas avancé d?un pouce?
Il a même rencontré des responsables à Air Mauritius, ?pour montrer sa bonne foi?. La compagnie nationale effectue des tours au-dessus du lagon et de l?île, par hélicoptère. ?Nous n?offrons pas le même type de prestations que les hélicoptères?, insiste-t-il.
Le 17 février dernier, Charles Batham craque. Il envoie une lettre incendiaire aux autorités pour mettre fin à sa demande. Déçu, il est particulièrement critique envers l?Aviation civile. Sollicitée, la direction de cet organisme n?a pas souhaité faire de commentaire.
Charles Batham, lui, veut que son histoire serve de leçon aux investisseurs potentiels. Ceux qui auront pris connaissance de son périple seront-ils tentés par la (més)aventure mauricienne ?
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