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Un globe-trotter à Maurice

20 novembre 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Arriver à mettre la main sur cet homme est un exercice particulier. Des journées et des soirées de tournage chargées, il a du pain sur la planche. Subeer Basdeo, de la société Catchlight production, aura reçu pas moins d?une quinzaine de coups de fil de nous. Objectif : dénicher une rencontre avec Ian Wright. Après une longue semaine d?attente, rendez-vous est pris pour le samedi 12 novembre au musée de Port-Louis.

Sitôt arrivée, Ian Wright nous aperçoit et s?approche. Ses yeux nous scrutent. L?homme est un observateur. Cela se voit à la manière dont il regarde autour de lui. De la curiosité toujours et encore et aussi beaucoup de malice. L?homme a la quarantaine mais ne les fait pas. Plein de vitalité, il se ne laisse pas démonter par les différentes prises. Son expérience lui servant de pilier.

C?est la toute première fois que Ian Wright vient à Maurice. Il passera en tout environ trois semaines avant d?aller aux Seychelles. Il explique que le choix de faire un sujet à Maurice vient du fait qu?outre le fait que le pays soit beau, il ne reste plus beaucoup de pays à découvrir à travers le monde.

Fasciné par les montagnes et les plages

Après avoir fait un tour de l?île pour les différents tournages, il déclare sans ambages ne pas trop aimer le Nord de l?île qu?il trouve « overpopulated for holidays ». Il s?est cependant pris d?affection pour les autres régions de l?île. Il avoue aussi trouver fascinant le rapport entre les montagnes et la plage.

Ce n?est que depuis trois ans que ce globe-trotter avoue avoir commencé à espacer ses voyages. Avant, sitôt qu?un sujet lui était proposé, il préparait son sac de voyage et le voilà parti. Maintenant, il apprend à se détendre. Pourtant, Ian Wright explique qu?il n?est pas du genre à être fainéant parce qu?il est en vacances.

« Je ne suis pas du genre à me mettre de l?huile solaire et à m?étendre des heures durant sur la plage. Je finis par m?ennuyer au bout de dix minutes. J?ai essayé à plusieurs reprises, mais rien n?y fait ! », raconte en souriant notre interlocuteur. Ian Wright avoue aimer des vacances où il pourra s?adonner à des activités comme le trekking ou aller à la découverte du pays.

Lorsqu?on lui fait remarquer que cela doit être très agréable de découvrir autant de pays, Ian Wright s?exclame, avec humour : « I know that I am an outrageous lucky guy ! » Il en rit mais dans ses yeux, on voit le sérieux d?un homme conscient d?avoir eu la chance de faire un métier aussi passionnant.

Se sent-il investi d?une mission en faisant une émission sur un pays ? Notre interlocuteur réfléchit un moment puis explique qu?il est difficilement de penser en ces termes. « Par exemple, Maurice n?aura pas une émission à elle seule. Elle n?aura qu?environ un quart d?heure de cette émission d?une heure. Maurice la partagera avec deux autres destinations. Nous n?avons pas eu le temps de faire une présentation en profondeur », concède-t-il. Cela, avant d?ajouter ne pas avoir passé assez de temps pour découvrir l?essence de Maurice, des Mauriciens.

Une cinquantaine de pays visités

Des pays, Ian Wright en aura visités plus d?une cinquantaine. Il ne tient plus le compte exact. « C?est totalement fou ! », souligne-t-il. Cela ne veut pas pour autant dire qu?il est toujours sur la route. Pas question de passer trop de temps sans sa famille. Mais c?est tout de même plusieurs mois par an, qu?il est entre deux avions. Des expériences souvent fantastiques.

Un pays préféré ? Il n?en a pas vraiment. Evoquant le Sud-Est asiatique, on lui parle du tsunami de décembre dernier. Son regard bleu s?assombrit mais il explique que s?il est très triste de ce qui est arrivé, il est difficile de vivre les choses comme s?il y était. Cela même s?il connaît des gens vivant dans cette région. Il parle encore une fois de sa chance de ne pas s?être trouvé là à ce moment précis.

Ce n?est pas sa femme et ses deux enfants qui diront le contraire. Lorsqu?on lui demande si sa femme l?accompagne parfois dans ses reportages à travers le monde, il répond que tel n?est pas le cas. « Elle s?ennuiera à rester une journée entière sur un tournage. Cela ne représente d?intérêt que pour ceux qui y travaillent à ce moment précis.»

Mais quand on découvre autant de pays et que l?on s?y connaît tellement, peut-on passer des vacances simplement en touriste ? La réponse fuse immédiatement. « Je suis un paresseux. Je ne fais pas de recherche sur un pays avant de m?y rendre. Cela me permet de faire de vraies découvertes et de ne pas avoir à feindre devant la caméra. Je crois fermement dans la spontanéité. Alors quand je vais en vacances avec ma femme et mes enfants, l?on découvre des choses ensemble», raconte-t-il en faisant la grimace.

Ian Wright profite actuellement de Maurice en simple touriste. L?équipe de tournage est déjà repartie vers d?autres cieux. En attendant de les rejoindre, Ian Wright profite d?un repos bien mérité.

Un tournage chargé

Durant cette semaine, l?équipe aura tourné dans différents lieux de l?île. Ils se sont ainsi rendus au Domaine du Chasseur, à une journée hippique au Champ de Mars, au marché de Port-Louis, au Jardin de Pamplemousses, au Touessrok, au Crocodile Park et à Chinatown entre autres.

Un tournage a aussi été réalisé lors d?un mariage hindou. L?équipe a aussi fait du undersea-walk. Lors du tournage au musée de Port-Louis, plusieurs touristes se sont d?ailleurs arrêtés en le voyant. Une touriste devait d?ailleurs chuchoter : « C?est le type de Voyage !» à son mari. Ce dernier devait alors sortir rapidement une photo pour immortaliser cette rencontre. Ian Wright s?est dit étonné du nombre de personnes qui l?ont reconnu à Maurice.

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