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Mo Kiltir

Repenser le «live music» !

2 octobre 2026, 22:00

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Repenser le «live music» !

Trop de concerts ? Pas assez de public ? Des questions qui méritent une attention particulière, surtout avec la situation économique en berne pour ce secteur depuis quelques années. L’après-Covid a apporté son lot de complications dans les montages financiers pour faire recette dans ce domaine. Ouvrant la porte à d’autres sources suspectes.

Pas besoin d’être un expert en événementiel pour voir la décroissance dans le domaine des live events. Si le nombre de manifestations musicales ne connaît pas une grande baisse, c’est l’audience qui rétrécit à vue d’œil. Le public devient de plus en plus exigeant ou, sinon, il fait face au coût de la vie et à la perte du pouvoir d’achat, et finit par faire des choix prioritaires. Il est loin, le temps où les stades étaient pleins à craquer pour chaque grand concert. Un temps où les têtes d’affiche locales faisaient salle comble au Swami Vivekananda (Linzy Bacbotte) ou encore au J&J Auditorium (Cassiya - Alain Ramanisum).

Concert spirituel

Aujourd’hui, les concerts spirituels et gospels sont les plus prisés et affichent complet bien souvent. Que ce soit un artiste local ou international, la musique évangélique prend une place importante dans le secteur de l’animation. Elle a su trouver son public dans les églises et autres lieux de culte. Au niveau des plateaux internationaux… même les grosses pointures ne produisent plus l’effet voulu. Burna Boy n’a pas pu exploser les ventes de son unique concert à Maurice, malgré les coups de millions des sponsors. Ce samedi, Gims, Tayc et Shensea se produisent chez nous avec l’attente d’une grosse affluence. Mais ce n’est pas gagné d’avance.

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Billet promo

La seule façon de remplir les salles ou les stades, c’est l’opération fann biye promo. Lors de concerts dans les stades de football, souvent plus de 50 % de l’audience sont des invités et non des consommateurs qui ont acheté un billet. Ce modèle est devenu une tendance quasi universelle pour assurer une bonne assistance et pour que la section food and beverages puisse faire une bonne recette. L’autre option reste le financement de sources illicites. Les patrons du trafic de drogue sont devenus sponsors principaux de beaucoup de concerts pour permettre aux organisateurs de réussir à faire un beau profit. Ce genre de concert ne connaît pas la crise ou la perte : «ou gagne, ou perdi… gagne mem sa».

Tant que le live music ne sera pas considéré comme un secteur économique, un plan d’action défini et des objectifs à court, à moyen et à long terme, les choses ne vont pas changer. Et la dégradation va se poursuivre en silence, sous le radar de la complicité et de la corruption. Comme le souligne Angelo Gopee, le boss de Live Nation France : «la musique en direct ne se contente pas de croître : elle façonne des économies, influence les marques et définit la culture en temps réel.»


Chiffre

Concerts et «live» : engouement mondial

La musique live n’a jamais été aussi centrale dans nos vies. C’est ce que révèle «Living for Live», la dernière étude internationale publiée par «Live Nation», fondée sur les réponses de 40 000 personnes dans 15 pays. Selon cette enquête, la musique en concert est aujourd’hui le mode de divertissement préféré au monde, devant le sport, le cinéma ou les plateformes de streaming. Près de 4 personnes sur 10 déclarent que, si elles ne pouvaient conserver qu’un seul type de divertissement, elles choisiraient la musique live. Et, plus étonnant encore : 70 % des répondants préfèrent assister à un concert de leur artiste préféré plutôt que d’avoir une relation sexuelle. Au-delà de la provocation, ces chiffres traduisent une évolution profonde des usages et des attentes : les concerts structurent nos calendriers, nos souvenirs, nos identités.

• 75 % des personnes planifient leur agenda autour des dates de concerts

• 85 % estiment que la musique définit leur identité

• 84 % affirment que l’expérience scénique est ce qui les touche le plus

• 1 personne sur 4 s’est fait tatouer pour immortaliser un souvenir de concert

• Près de 80 % jugent que les événements live renforcent les liens familiaux

• Enfin, 40 milliards de miles ont été parcourus en 2024 par les fans de concerts à travers le monde, soit l’équivalent de 83 000 allers-retours Terre-Lune.


Les géants d’Afrique en 2026 !

Le Nigéria est le pays africain le plus influent et le plus puissant sur la scène musicale internationale actuelle, grâce à l’explosion mondiale de l’afrobeats et à des artistes majeurs comme Burna Boy, Wizkid et Davido.

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• Le Nigéria : numéro un incontesté de l’industrie, le pays domine les classements mondiaux et les plateformes de streaming avec des «superstars» comme Rema et Tems (photo).

• La République démocratique du Congo (RDC) : portée par le succès monumental de Fally Ipupa (sacré artiste africain de l’année aux AFRIMMA) et des figures comme Koffi Olomidé ou Moïse Mbiye, la RDC reste la locomotive incontournable de la scène francophone et du streaming international.

• L’Afrique du Sud : toujours au sommet grâce à l’explosion continue du genre amapiano et au rayonnement mondial d’artistes comme Tyla et DJ Maphorisa.

• Le Ghana et la Tanzanie : le Ghana brille par sa fusion entre highlife et afrobeats, tandis que la Tanzanie s’impose solidement dans le peloton de tête digital grâce à l’immense popularité de Diamond Platnum.

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