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Un fonctionnaire très social
Un fonctionnaire qui n’a pas peur de parler à la presse, qui retrousse ses manches après les heures de bureau, qui lutte pour que les jeunes aient un avenir moins sombre, c’est rare. Il en existe pourtant au moins un : Roshan Chikuri, fonctionnaire à la Sécurité sociale. Son dévouement, sans tambour ni trompette, dans des villages défavorisés, vient d’être reconnu. Il a décroché l’Oscar de la Jeunesse dans la catégorie Youth Leadership.
« Je ne pensais pas qu’un jour je décrocherai un prix pour ce que je fais. J’ai toujours aimé aider les autres et je le fais de manière totalement désintéressée ». Roshan Chikuri esquisse un sourire timide, tente de minimiser son prix et justifie son engagement : « N’est-ce pas normal de consacrer son temps libre à ceux qui en ont besoin ? »
La semaine dernière, alors que le ministre Ravi Yerrigadoo récompensait les lauréats au Domaine Les Pailles, le principal concerné n’était pas dans la salle. « Ma mère était souffrante, et puis je ne pensais pas que j’allais gagner… »
C’est sur l’insistance de quelques amis que Roshan a envoyé un dossier, il y a quelques mois, au ministère de la Jeunesse. Un dossier qui retrace les grandes lignes de son engagement social commencé lorsqu’il était au collège du Saint-Esprit : quatorze ans comme instructeur de la Croix Rouge, rénovation de l’église St-François d’Assise, bénévole pour aider les enfants de l’école Ste-Famille de Bois-Marchand.
Et bientôt, Roshan compte créer une fondation pour aider les enfants démunis de Rivière-Noire et organiser des formations pour les habitants du village de Bananes. « J’aime aller dans ces endroits où l’on va rarement, aller à la rencontre de ces Mauriciens qui s’estiment coupés du développement. »
Le jury, qui a étudié plus de 200 dossiers, a été frappé par l’intérêt de Roshan « à entreprendre des activités dans des domaines non explorés et non exploités ». C’est son approche surtout qui a séduit. Un exemple : Delphine Legay, l’amie des dauphins est décédée, il y a plus de trois ans. Depuis, Roshan multiplie les démarches pour faire construire un monument à la mémoire de celle qui luttait pour protéger les dauphins de Tamarin. Cela fait de longs mois qu’il attend le feu vert des autorités… Mais Roshan est patient…
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