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Un détenu meurt? menottes aux poings
Un détenu de la prison de Beau-Bassin, 45 ans, est décédé quelques heures après avoir été transporté à l?hôpital de Rose-Belle. Est-il mort de septicémie, de diabète, d?overdose (il suivait des cures de désintoxication) ? A-t-il été victime d?un retard à lui prodiguer des soins ou d?une difficulté à le soigner parce qu?il était menotté ? Dans l?incapacité de déterminer avec exactitude la cause du décès, le personnel médical déplore avoir été gêné par le refus des gardes-chiourme de le libérer.
L?homme est arrivé à l?hôpital samedi dans un état comateux. Il eut été plus logique de l?emmener à l?établissement le plus proche, à l?hôpital Jeetoo, à Port-Louis, ou à l?hôpital Victoria à Candos. Mais seul l?hôpital Nehru dispose pour l?heure d?une salle sécurisée.
En second lieu, malgré l?insistance des médecins traitants qui maintenaient que l?état du malade était grave, les gardiens auraient été intraitables. L?homme était inconscient. Mais les officiers de la prison ont argué que dans le passé, des prisonniers ont réussi à s?échapper en jouant aux malades pour qu?on leur enlève leurs menottes. Bien que fort contrariés par ce refus, les infirmiers ont prodigué des soins au patient. Mais ils n?ont rien pu faire. Il est décédé le jour même de son admission.
Ne pas se plier aux instructions médicales dans ces cas peut constituer une atteinte aux droits de l?homme. Selon la direction de la prison, il n?a jamais été ordonné aux gardiens de veiller à ce que les prisonniers gardent leurs menottes quel que soit leur état de santé.
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