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Un deuxième avortement qui tourne mal
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Un deuxième avortement qui tourne mal
Un deuxième cas d?avortement clandestin enregistré en 24 heures. Une femme de 30 ans, habitant Goodlands, et soupçonnée d?avoir eu recours à un avortement, est admise à l?hôpital du Nord depuis mardi après-midi. Une descente de police à son domicile, en début de soirée, a permis de découvrir un f?tus de trois mois. La victime, mère de trois enfants après huit ans de mariage, est sous surveillance policière. Ses enfants sont âgés de deux, quatre et six ans respectivement.
Il est environ 16 heures, mardi, lorsque l?époux de cette habitante de Goodlands la conduit à l?hôpital. Le médecin de service découvre qu?elle a subi un avortement. La police de Goodlands, avertie de ce cas, va à la rencontre de la femme à l?hôpital. Cette équipe d?enquêteurs est rejointe par des policiers de la Criminal Investigation Division (CID) de Piton. Ceux-ci prennent le relais de l?enquête.
En début de soirée, mardi, une perquisition policière est organisée au domicile de la femme. Les policiers découvrent un f?tus de plus de trois mois, apparemment de sexe féminin. Le f?tus a été transporté à la morgue de l?hôpital du Nord après que des éléments du Forensic Science Laboratory et ceux du Scene Of Crime Office se sont rendus sur place pour effectuer des prélèvements et collecter des indices.
L?époux de la victime, un employé d?un hôtel du littoral nord, a été conduit au bureau de la CID où il a été longuement interrogé. Il a été par la suite autorisé à rentrer chez lui, sur les instructions de la Northern Divisional Commander, l?assistant commissaire de police Pregassen Vuddumalay.
<B>Autre cas à Camp-Diable</B>
Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, principal police medical officer, procédera aujourd?hui à l?autopsie du f?tus à la morgue de l?hôpital Jeetoo, à Port-Louis. Il sera ainsi possible de déterminer si l?accouchement a été provoqué. La cause exacte du décès sera également définie.
Une accusation provisoire d?avortement illégal (procuring abortion), devrait être retenue contre la femme. Dès qu?elle pourra quitter l?hôpital, elle sera conduite devant le tribunal de Mapou.
Un autre cas d?avortement clandestin a été découvert samedi dernier. Très tôt le matin, une habitante de Camp-Diable a été conduite d?urgence à l?hôpital Jawaharlall Nehru de Rose-Belle. Elle avait de graves problèmes de santé après avoir avalé des comprimés abortifs.
Cette femme de 34 ans se plaignait de douleurs au ventre. Elle saignait lorsqu?elle a été conduite à l?hôpital. Répondant aux questions, elle devait révéler que deux semaines plus tôt, elle avait avalé six comprimés abortifs qu?elle s?était procurés dans une pharmacie à Curepipe. Cette mère de sept enfants en était à sa quatorzième semaine de grossesse.
Aux hommes de l?inspecteur Sailesh Omrawoo, de la CID de Rivière-des-Anguilles, la femme a expliqué les raisons qui l?ont motivée à commettre son acte. Mariée depuis dix ans, elle est mère de sept enfants, dont trois filles. Elle dit éprouver d?énormes difficultés pour faire face à la vie, vu que son époux ne travaille qu?a temps partiel. Cette grossesse, souligne-t-elle, était indésirable car elle n?aurait pu satisfaire les besoins d?un autre enfant.
La suspecte a quitté l?hôpital en fin d?après-midi de mardi. Elle comparaîtra devant le tribunal de Souillac dans les jours qui suivent, sous une accusation provisoire d?avortement.
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