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Un deuxième parent dépose un affidavit contre la réforme Gokhool

12 mai 2006, 00:00

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Un nouvel affidavit demandant l?annulation de l?introduction du A+ au CPE et de la création des collèges nationaux a été juré hier par un parent d?élèves. La plainte officielle, soutenue par le MMM, sera déposée ce matin en Cour suprême.

Une fois encore, la non-application de la Government Notice du 13 février dernier est demandée par le biais d?une judicial review. Une demande d?ordre intérimaire devrait également être déposée afin d?éviter que cet aspect de la réforme Gokhool soit appliquée pour les examens du CPE de cette année.

Cette nouvelle pétition, qui fait suite à celle déposée mercredi par Sooriadev Bhayraw, au nom de son fils Takur, est logée par un parent de deux enfants, une fille en Std VI et un garçon en Form II. Cet habitant de Rose-Hill soutient que les chances que son fils accède au collège Royal de Curepipe en Form VI sont minimisées parce que cet établissement sera converti en un collège national à partir de janvier 2007 et admettra donc de nouveau des élèves à partir de la Form I.

Lorsque son fils a été admis au secondaire en 2005, précise-t-il, il n?avait pas eu la possibilité d?être inscrit au collège Royal de Curepipe, celui-ci ayant été converti en Form VI College trois ans plus tôt, avec la promesse que les étudiants auraient une chance d?accéder à ces écoles en Lower VI.

Si le système de Form VI Colleges avait été maintenu, le collège Royal de Curepipe aurait pu admettre 400 étudiants en 2010, année durant laquelle son fils devrait accéder au Lower VI, alors que dorénavant le nombre de places dont dispose le collège pour cette classe est très limité. Ce parent affirme donc que tout cela va à l?encontre des intérêts de son fils, celui-ci n?ayant pu accéder à ce collège en Form I et les chances qu?il y accède en Form VI étant maintenant fortement hypothéquées.

Discriminatoire

En ce qui concerne sa fille, qui prendra part aux examens du CPE cette année, cet habitant de Rose-Hill soutient qu?elle subit une trop grande pression et qu?elle n?a pas eu le temps de s?ajuster à la nouvelle donne, les règles du jeu ayant été changées neuf mois avant par la gouvernement. Tout comme le père de Takur Bhayraw, il estime que le seul mérite du ranking pratiqué autrefois est qu?il était transparent alors que maintenant, les notes des candidats ne seront pas rendues publiques.

Ce parent fait, en outre, ressortir que l?appartenance politique de Lucien Finette, directeur du Mauritius Examinations Syndicate (MES) le fait encore plus douter de la fiabilité de ce nouveau système. Dans son affidavit, il ajoute aussi que la nouvelle formule, en particulier la création des neuf collèges nationaux qui devraient admettre les 1 260 meilleurs élèves du CPE, est en violation de la Convention internationale des droits de l?enfant adoptée par l?Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989. Cette démarche, affirme-t-il, serait discriminatoire envers eux.

Mention est également faite, dans l?affidavit, du rapport de suivi du comité pour les droits de l?enfant des Nations unies, datant de janvier. Celui-ci s?est dit ?inquiet du fait que la réforme proposée pourrait introduire un élément de classification injuste dans l?accès au collèges nationaux basée sur des high cut-off marks?.

Le parent poursuit le gouvernement, le ministère de l?Education, le MES et l?Ombudsperson for children. Le directeur du MES et le ministre des Droits de la femme, du Développement de l?enfant, du Bien-être de la famille et de la protection du consommateur sont également mentionnés.

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