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Un des frères Chady convoqué à l?ICAC
Le directeur du cinéma Ritz, Eshan Chady, a été convoqué par la commission anti-corruption dans le cadre de l?enquête sur l?affaire Boskalis. Le but des enquêteurs de l?Independent Commission against Corruption (ICAC) est de confirmer si un fac-similé envoyé par la compagnie néerlandaise a atterri au bureau d?Eshan Chady à Curepipe. Cela dans la mesure où le nom de Blockbuster Video est mentionné sur le fac-similé. Le fax informait son destinataire (NdlR : M. Chady) du versement de 25 000 dollars américains (Rs 675 000) sur son compte.
Samedi au cours de son interrogatoire, le président de la Mauritius Ports Authority (MPA), Siddick Chady, soupçonné d?avoir obtenu des pots-de-vin de Boskalis International pour l?allocation d?un contrat de dragage dans le port, a soutenu qu?il est uniquement mentionné sur le fax «Attn Mr Chady» et que cela ne voulait pas forcément dire qu?il s?agissait de lui. Les enquêteurs veulent toutefois en avoir le c?ur net.
Or, Eshan Chady nous a déclaré hier qu?il n?a «jamais eu de fax de Boskalis». Une compagnie dont il dit d?ailleurs avoir ignoré l?existence avant que la presse n?en parle. «Je n?ai jamais eu de transactions avec cette compagnie. Je n?ai rien à faire avec le fac-similé en question. C?est à travers la presse que j?ai pris connaissance de ce fax.» Il confirme qu?il a reçu une convocation de l?Independent Commission Against Corruption (ICAC) pour lundi dernier mais qu?il n?était pas disponible.
Eshan Chady est un des trois frères de Siddick Chady. Il a retenu les services de Me Zaredhin Jaunbaccus. Ce dernier nous a également confirmé que son client a été convoqué par l?ICAC. Mais il déclare qu?étant «malade», il n?a pu se rendre à l?ICAC en compagnie de ce dernier. Il compte y aller aujourd?hui mais cela dépendra, dit-il, de son état de santé. «Au plus tard lundi», ajoute-t-il.
Cette affaire a éclaté après la publication du fac-similé en question, en date du 10 octobre 2006, dans un hebdomadaire. Le fac-similé aurait été envoyé par la compagnie néerlandaise Boskalis International, soumissionnaire d?un contrat de Rs 439 millions pour le dragage du port. Interrogé samedi par l?ICAC, le président de la MPA, Siddick Chady, a nié en bloc les accusations portées contre lui. Il concède toutefois avoir rencontré des représentants de Boskalis à son bureau dans le cadre de ses fonctions, mais explique que cette rencontre n?avait rien à voir avec l?octroi du contrat.
Par ailleurs, les enquêteurs commencent à percer le mystère du code secret qui apparaît sur le fax. Il s?agirait, selon les sources proches de l?enquête, d?un code IBAN, qui est l?acronyme de International Bank Account Number. Ce qui veut dire un numéro de compte bancaire international élaboré par l?Organisation internationale de normalisation et l?European Committee for Banking Standards.
L?IBAN comprend 34 caractères au maximum et a une longueur fixe dans chaque pays. Sous forme écrite, l?IBAN est précédé du sigle «IBAN» et est scindé en groupes de quatre caractères séparés par un espace. Tandis que sous sa forme électronique, il n?y a pas de blancs, ni IBAN au début. La norme spécifie les éléments du numéro de compte bancaire du bénéficiaire de paiements transfrontaliers. Elle permet une identification homogène des comptes bancaires dans tous les pays, identifie de manière unique un compte bancaire quel que soit l?endroit où il est tenu. Elle est utilisée pour faciliter le traitement automatisé des paiements transfrontaliers. La commission compte avoir recours à l?expertise internationale pour arriver à pister le code apparaissant sur le fac-similé. A l?ICAC, on soutient qu?on est déjà sur une piste dans cette affaire et que des résultats probants sont attendus pour bientôt.
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