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Un déficit en produits raffinés fait flamber les cours pétroliers

18 juillet 2007, 00:00

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Le pétrole risque l?explosion. Des spécialistes prédisent le baril du brut à $95 vers la fin de l?année. En ce moment, les cours sont en train de flirter avec les sommets records de l?année dernière, soit autour de $77 le baril. Le marché pétrolier est sous forte tension en raison, notamment, des sérieuses limites dans la capacité de raffinage. Maurice est très exposée à ces éventuelles instabilités.

Après avoir menacé le record historique d?août 2006, le Brent de la mer du Nord a repassé sous la barre psychologique de $77 dans la matinée hier. Toutefois, les analystes estiment que ce répit pourrait être de courte durée. Les pressions à la hausse se font de plus en plus menaçantes.

D?abord, il y a les contraintes au niveau des raffineries qui n?arrivent plus à suivre la demande croissante des produits pétroliers raffinés tels l?essence, le diesel, le fioul et le kérosène. Une légère perturbation dans le système peut occasionner de sévères ruptures, comme cela a été le cas récemment avec des raffineries qui ont connu des problèmes techniques aux Etats-Unis.

Les multinationales pétrolières et les pays producteurs de pétrole hésitent à développer de nouvelles installations de raffinage en raison du coût élevé de ces investissements. Ces manquements sont en train de créer de goulots d?étranglement dans l?approvisionnement des produits raffinés avec des conséquences fâcheuses sur les cours.

Même l?Iran qui est un des premiers producteurs mondiaux du brut est en train de vivre une mauvaise expérience avec des hausses du prix des carburants à la pompe.

<B>Une consommation toujours croissante</B>

?Les petites raffineries sont particulièrement vulnérables à ces chocs. Elles ne pourront pas absorber les perturbations et seront contraintes de passer les coûts additionnels très vite à leurs clients. Dans une telle conjoncture, je crains que Maurice ne se retrouve dans une situation difficile en termes de prix et de disponibilité de carburant d?ici la fin de l?année?, s?inquiète un observateur du marché pétrolier.

Face à ces déficits au niveau du raffinage, l?appétit d?ogre de la Chine et de l?Inde en énergie n?arrange pas les choses. La consommation de ces deux pays dépasse les prévisions, tandis que les pays développés continuent à brûler encore plus de carburant.

L?Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) soutient de son côté qu?elle ne compte nullement augmenter sa production, arguant que toute injection supplémentaire de brut dans le circuit se heurtera aux tassements au niveau des raffineries.

La hausse du brut est répercutée sur le cours Platts qui est le prix de base des produits raffinés. Il faut ajouter à cela les primes (le fret, l?assurance et les marges des raffineurs) pour arriver au prix CIF (cost, insurance and freight) des cargaisons au débarquement.

La State Trading Corporation (STC) vient de reconduire son contrat d?approvisionnement avec la Mangalore Refinery and Petrochemicals Ltd (MRPL) pour une période de trois ans. Elle a affirmé que le nouvel arrangement prévoit des primes fixées à l?avance pour la durée du contrat.

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