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Un cordon bleu mauricien à Montréal
Jean Perombellom est fier de son fils, Stellio. Le père, qui a quitté le pays en 1968 pour s?établir au Canada, est de retour au pays. Il réside chez des parents à Pailles. Dans sa valise, des coupures de journaux vantant les dons culinaires de son fils. Celui-ci est classé parmi les sept meilleurs chefs du Canada et parmi les trois meilleurs du Québec.
Ce cordon bleu, dont la mère Marie-Josèphe, est aussi Mauricienne, est le copropriétaire d?un restaurant, Les Chèvres. Le magazine En route Air Canada parle du restaurant comme le troisième du Canada. De plus, le journal La Presse Montréal du 1er avril 2005 a publié les noms des meilleurs chefs du pays et Stellio est classé parmi les dix premiers.
<B>À la télévision</B>
Jean Soulard, un chef réputé et également principal animateur d?une émission télévisée sur le menu des réveillons, avait invité toute l?équipe de Stellio sur le plateau pour présenter un menu en décembre 2004.
Selon Jean, son fils a toujours voulu devenir cuisinier. Il a eu sa formation à l?Institut de l?Hôtellerie à Montréal. Par la suite, il a mis le cap sur la France pour se perfectionner dans la cuisine française. Son maître n?était autre que Bernard L?Oiseau, célèbre chef français.
Aussitôt sa formation terminée, le jeune homme est retourné chez lui pour travailler dans plusieurs restaurants avant de lancer sa propre boîte. ?Il commence à travailler tôt le matin et il termine tard?, déclare Jean, visiblement fier. La cuisine du chef d?origine mauricienne fait la part belle aux viandes, aux légumes frais et aux fruits. Son père affirme qu?il les garde rarement dans le frigo.
?C?est un des restaurants les plus réputés de la ville et c?est toujours rempli bien c?est cher, déclare le père du chef. Il avance qu?il ne peut se permettre d?aller manger à Les Chèvres?.
De plus, quelques hommes d?affaires sollicitent le chef pour des soirées spéciales. Jean raconte qu?un millionnaire envoie souvent son jet privé chercher le jeune homme quand il y a des fêtes dans son chalet à la montagne.
Même si Stellio ne vient pas à Maurice régulièrement, il garde contact avec ses proches et des confrères qui souhaitent qu?un jour le chef fasse découvrir ses talents aux Mauriciens.
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