Publicité

Un compromis pourrait être annoncé dans l?affaire des infirmières bulgares

22 juin 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Un compromis pourrait être annoncé dans l?affaire des infirmières bulgares

Le procureur a requis, avant-hier, la confirmation de la peine de mort à l?encontre de cinq infirmières et d?un médecin bulgares jugés en appel devant la Cour suprême de Libye.

Ces derniers sont accusés d?avoir inoculé, à la fin des années 1990, le virus du sida à 438 enfants libyens, dont 56 sont décédés, et ont été condamnés à mort en première instance en décembre. La cour rendra son verdict le 11 juillet prochain.

Cependant, l?affaire qui dure depuis plusieurs années, pourrait trouver un dénouement en dehors de la justice. Un responsable de la Fondation Kadhafi, très impliqué dans les négociations entre l?Union européenne et les familles des victimes, a en effet indiqué qu?un règlement pourrait être annoncé aujourd?hui. ?Un communiqué sur un compromis entre les familles des enfants victimes du virus du sida et l?Union européenne sera publié vendredi?, a affirmé ce responsable qui s?exprimait sous couvert de l?anonymat.

Par ailleurs, le porte-parole des familles des enfants, Idriss Lagha, a affirmé qu?un accord avec l?Union européenne pourrait intervenir ?dans moins d?une semaine sur le montant des compensations qui seront versées aux familles?.

Dernier recours judiciaire

Selon des sources libyennes, la confirmation de la peine de mort demandée par le procureur pourrait alors être transformée en peine de prison par le Conseil supérieur des instances judiciaires, la plus haute juridiction du pays. Les condamnés purgeraient ainsi leur peine dans leur pays d?origine car la Libye et la Bulgarie sont liées par un accord d?extradition.

Emprisonnés depuis huit ans, les infirmières et le médecin n?étaient pas présents à l?audience avant-hier. Il s?agissait du dernier recours pour les six accusés qui ont toujours clamé leur innocence, ayant été soutenus par les témoignages d?experts internationaux, dont le codécouvreur du virus du sida Luc Montagnier.

Publicité