Publicité
Un centre d?appels escroqué
Des centres d?appels ont dû cesser leurs activités, victimes d?escroquerie de la part d?agents étrangers. Ces derniers prometteraient des contrats juteux à leurs clients locaux mais, au bout du compte, désillusion et pertes lourdes sont au rendez-vous.
Laurent Gérard, maintenant directeur des opérations chez Edge Plus à Terrasson, Pointe-aux-Sables, confie à l?express qu?une compagnie pour laquelle il a travaillé a dû fermer ses portes. D?autres compagnies, dit-il, ont subi le même sort.
Pour lancer les opérations de télémarketing, le contact est établi avec un agent marocain repéré sur Internet. ?Nous avons ensuite établi le contact téléphonique avec lui. Au bout du fil, un interlocuteur intéressé, charmant et surtout exigeant nous donnait bon espoir?, dit Laurent Gérard.
?Nous lui avons assuré un service de qualité et c?est ainsi que nous avons démarré le télémarketing pour des téléphones portables Mais il fallait, au départ effectuer un paiement de Rs 24 000 pour avoir droit à une liste de 4 000 personnes vivant en France?, poursuit-il.
<B>Se mettre à l?abri</B>
Un contrat est signé, document qui contient des conditions alléchantes. ?Nous allions être payés 60 euros pour chaque abonnement. Notre équipe a commencé à travailler avec les moyens du bord, mais avec courage et détermination, dans l?espoir de récolter le fruit de nos efforts. Mais ce qui nous attendait n?étaitque désillusion?, explique Laurent Gérard.
Le contrat n?a jamais été respecté et ni la compagnie au Maroc ni l?interlocuteur qui parlait en son nom ne donnent de signe de vie. La compagnie mauricienne se trouve depuis avec un déficit très lourd. Outre les Rs 24 000 payées et depuis disparues, elle a dû acheter tous les équipements, payer les salaires et régler toutes les factures.
Laurent Gérard, fort de son expérience, estime que, pour se mettre à l?abri, il est préférable d?avoir des contacts directs avec les agents étrangers et établir des contrats en bonne et due forme. Il estime en effet que les compagnies à faibles ressources financières sont plus exposées aux risques de fermeture
?Souvent, les agents étrangers, quels qu?ils soient, ne paient pas à temps. Si on n'a pas une situation financière solide, on est condamné.?
Publicité
Publicité
Les plus récents